Bertrand Grébaut : « la cuisine, c’est aussi la culture »

Le 14 octobre 2021, par La Gazette Drouot

Le chef du Septime, à Paris, qui s’est hissé à la 15e place du World’s 50 Best Restaurants, retrace son parcours dans un ouvrage aux éditions Phaidon, à paraître le 21 octobre. 

© Alexandre Guirkinger

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo 
Je suis plus sensible à l’image, donc à la photo et à la peinture. L’objet d’art m’émeut moins ; par ailleurs, j’aime le design d’objets utiles, lorsque la fonction pratique est respectée
avant tout.

Votre dernier coup de cœur culturel 
Coupé des spectacles, musées et cinémas pendant dix-huit mois, et n’ayant pas levé la tête depuis la réouverture des restaurants, difficile de répondre. Mais comme la cuisine, c’est aussi la culture, je dirais l’initiative du Refugee Food Festival, où se rencontrent des chefs français et d’autres issus des migrations forcées, le temps d’un ou plusieurs repas. Ces échanges culinaires sont des purs moments de partage de savoir et de culture.
Une œuvre que vous aimeriez posséder 
Une œuvre de Toulouse-Lautrec, Le Jockey par exemple.
L’artiste qui vous touche ?
Antwan Horfee. Presque tous les artistes issus du graffiti sont cloisonnés dans un street art sans saveur, tant il perd son intérêt dans la légalité. Antwan Horfee a dépassé ces clivages et livre des œuvres vivantes, techniques et hors norme, qu’elles soient sur toile ou animées. 
Tendance FIAC ou Fine Arts Paris ? 
Ni l’une ni l’autre.
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions 
Non, je marche aux coups de cœur.

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