Gazette Drouot logo print

Berthe Morisot et Miró, Dufy, Renoir, Utrillo...

Publié le , par Claire Papon

Outre trois œuvres de Miró, des aquarelles de Dufy, des toiles d’Utrillo et Renoir entourent cette huile de Berthe Morisot.

Berthe Morisot (1841-1895), La Roche-Plate au Portrieux, 1894, huile sur toile, 41 x 33 cm.... Berthe Morisot et Miró, Dufy, Renoir, Utrillo...
Berthe Morisot (1841-1895), La Roche-Plate au Portrieux, 1894, huile sur toile, 41 33 cm.
Estimation : 80 000/100 000 

Dans les années 1860, il faut une nuit de train pour aller de Paris à Saint-Brieuc, puis cinq heures d’omnibus pour rejoindre Saint-Quay-Portrieux. Eugène Boudin est le premier, en 1868, à planter son chevalet sur la plage. Paul Signac y accoste vingt ans plus tard, suivi de Berthe Morisot. La muse d’Édouard Manet y loue durant l’été 1894 une grande bâtisse de pierre, la Roche-Plate. Elle peint des portraits de jeunes Bretonnes au visage encadré par leurs coiffes, mais aussi le jardin de sa maison sur la falaise de Portrieux. Notre toile est issue de cette petite série à la touche impressionniste très enlevée. Elle a appartenu à Julie Manet, fille unique de Berthe Morisot et d’Eugène Manet, et a été exposée aux galeries Durand-Ruel et Bernheim-Jeune en 1896 et 1929, aux musées de l’Orangerie et Jacquemart-André en 1941 et 1961. Elle est estimée 80 000/100 000 €. Il faudra pousser en revanche jusqu’à 120 000/150 000 € pour emporter une petite œuvre de Pierre Auguste Renoir, La Jeune Guitariste – partie d’une toile comprenant d’autres études de personnages –, préparatoire au Portrait d’Espagnole à la guitare conservé à la National Gallery de Washington. De Maurice Utrillo, on hésitera entre deux vues de Montmartre. L’une sur toile, La Maison de Berlioz, rue du Mont-Cenis (vers 1916) –  au savant équilibre de lignes verticales et horizontales et une palette de blanc, de bleu et d’orange –, l’autre à la gouache, Rue du Mont-Cenis, 1934, de grand format (46 61 cm), nécessiteront respectivement 40 000/60 000 € et 30 000/50 000 €. De Joan Miró, on surveillera une encre de Chine et crayon de cire de 1957, Meilleurs vœux (35 000/40 000 €), une aquarelle double face dont une Étude pour Ubu roi (vers 1953, 60 000/80 000 €) mais surtout L’Oiseau bleu, projet pour le premier timbre de la «Série artistique», confié à l’artiste par le ministre des Postes et Télécommunication en 1974. Il pourrait s’envoler à hauteur de 180 000/250 000 € (voir l'article L’heure de gloire de l’art postal de Joan Miró de la Gazette n° 16, page 6). Il pourrait encore en coûter 60 000/80 000 € d’un portrait d’Enfant à la veste rouge, 1957, de Léonard Foujita quand 8 000/10 000 € sont annoncés d’un Paysan alsacien, 1930 signé Gustave Stoskopf.

vendredi 03 juin 2022 - 14:30 (CEST) - Live
Salle 9 - Hôtel Drouot - 75009
Beaussant Lefèvre & Associés
Gazette Drouot
Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 4 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne