Ayo Adeyinka

Le 04 juin 2020, par Agathe Albi-Gervy

Basé à Londres, Ayo Adeyinka compte parmi les galeristes qui tentent de réinventer leur métier dans cette période instable.

Courtesy of TAFETA and David Otokpa

Il compte parmi les galeristes qui tentent de réinventer leur métier dans cette période instable. Le 15 mars, Ayo Adeyinka a lancé, dans sa galerie londonienne Tafeta, le programme Six for Six. L’idée : offrir la possibilité aux collectionneurs de vivre avec une, deux ou trois œuvres d’art pendant une période allant jusqu’à six semaines. S’ils décident finalement de s’en porter acquéreur, ils s’acquitteront du paiement avec l’option de l’échelonner sur six mois. Pour l’instant, la valeur des œuvres proposées s’étend de 1 800 à 12 000 £. Si cette idée lui est venue avant le confinement, elle lui permet de proposer un nouvel argumentaire aux collectionneurs britanniques, et cela fonctionne : huit peintures ont été ainsi vendues sur les deux premières semaines. «Nous prenons tous les risques, explique Ayo Adeyinka, le poids reposant sur la galerie, pas sur le collectionneur.» Diplômé de l’université Obafemi Awolowo à Ife, au Nigeria, il s’oriente vers la finance internationale grâce à un master obtenu en 2004 à Westminster. L’année suivante, il devient consultant en art, avant d’ouvrir en 2013 sa galerie, spécialisée dans l’art moderne et contemporain africain. Après une première participation à Tefaf Maastricht en mars, le marchand prévoit d’ouvrir un espace à Lagos.

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