Avec le fonds photographique de l'Équipe, le compte à rebours des Jeux olympiques de Paris est lancé.

Le 14 octobre 2021, par Sophie Reyssat

Pour patienter d’ici 2024, un siècle de compétition olympique est retracé par une sélection de photographies provenant du fonds du journal L’Équipe.

Jeux de Pékin, 4 x 100 mètres, 21 août 2008, tirage unique postérieur, édition 1/1, impression sur papier Hahnemühle FineArt Baryta satin 300 g, encadrement d’art Flamant, 53 80 cm.
Estimation : 800/1 200 €
© Richard Martin/L’Équipe

C’est officiel, les jeux Olympiques de 2024 seront lancés le 26 juillet, un siècle après la dernière édition parisienne et très exactement mille jours après cette dispersion de tirages du fonds photographique de L’Équipe, qui compte plus de 12 millions de clichés. L’an passé déjà, une première vente puisant à cette source était présentée par la même maison. La sélection se concentre cette fois sur les moments forts d’un siècle d’olympiades, dont les images seront proposées entre 500 et 1 800 €. Chronologique, le catalogue s’ouvre avec la parade de la délégation française à Anvers, le 14 août 1920, et s’achève sur une séquence tout en émotion montrant l’équipe de France à Tokyo, en 2020. Son premier chapitre évoque cette grand-messe du sport, qui fédère jusqu’à 4,5 milliards de téléspectateurs sur Terre, à travers ses cérémonies d’ouverture et de clôture. Certaines sont entrées dans la mémoire collective, comme celle imaginée par Philippe Decouflé à Albertville en 1992, ballet féerique d’acrobates en lévitation. Les aficionados retrouveront ensuite leurs champions toutes catégories dans leurs moments de gloire, à l’image de Carl Lewis, l’homme aux dix médailles, dont la foulée aérienne a été figée sur la pellicule à Los Angeles en 1984. La beauté de certains clichés leur confère une valeur artistique indéniable, dont témoigne celui reproduit. Quelques tirages uniques postérieurs ont d’ailleurs été réalisés avec une impression sur papier Awagami, et d’autres sur papier Hahnemühle Photo Rag® Metallic, qui en soulignent les qualités. À travers ces photographies s’expriment les valeurs portées par Pierre de Coubertin, grâce auquel les Jeux furent relancés dans le stade d’Athènes en 1896, quinze siècles après avoir cessé d’être organisés en Grèce. Ils prônent la fraternité au-delà de toutes les différences : ainsi à Sydney en 2000, l’athlète aborigène Cathy Freeman représentait une Australie unie pour allumer la vasque olympique. Vingt ans plus tard, lors des Jeux paralympiques de Tokyo, Marie-Amélie Le Fur remportait sa neuvième médaille pour le saut en longueur. La sportive s’investit aujourd’hui dans la préparation de Paris 2024. Si le fair-play est de rigueur, la compétition fait rage entre les États. Organisés à Pékin en 2008, les Jeux ont ainsi démontré au monde qu’il fallait compter avec la Chine. Miroir des relations entre les peuples, ils témoignent également de l’évolution de notre société : longtemps jugé trop peu académique, le skateboard est désormais couronné de lauriers. Il a fait sensation à Tokyo l’an dernier grâce à Sky Brown, âgée de seulement 13 ans. La relève est assurée !

vendredi 29 octobre 2021 - 14:00 - Live
Salle 1-7 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Boisgirard - Antonini
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