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Aux couleurs de la Bretagne et de l’Extrême-Orient

Publié le , par Philippe Dufour

Peintre phare des vacations hexagonales, Henry Moret apportait un peu de ses embruns atlantiques, lors de la vacation du mardi 6 mars à Morlaix. On y dévoilait Les Murets bleus à Ouessant, peints vers 1905, une vision sensible de l’île du bout des terres. Le peintre s’y est rendu à de très nombreuses reprises, touché par...

Aux couleurs de la Bretagne et de l’Extrême-Orient
Henry Moret (1856-1913), Les Murets bleus à Ouessant, huile sur toile, vers 1903, 50 x 65 cm. Adjugé : 58 280 €

Peintre phare des vacations hexagonales, Henry Moret apportait un peu de ses embruns atlantiques, lors de la vacation du mardi 6 mars à Morlaix. On y dévoilait Les Murets bleus à Ouessant, peints vers 1905, une vision sensible de l’île du bout des terres. Le peintre s’y est rendu à de très nombreuses reprises, touché par le caractère sauvage de l’endroit et sa palette de coloris austères ; ici, les alignements de murets sont prétextes à jouer sur les nuances de violet, mauve, vert et bleu… Dans tous les cas, un cloisonnement formel qui traduit parfaitement l’insularité de la communauté villageoise. Longtemps dans les archives de Jean-Yves Rolland, expert du peintre, qui signe d’ailleurs ici son certificat d’authenticité, la toile répondait à tous les espoirs en inscrivant 58 280 €. La deuxième vedette de cette session dédiée à la peinture bretonne était bien les Fileuses Douarnenez, la gouache en trois lés de Mathurin Méheut (voir Gazette n° 9 page 112). Datée de 1913, la scène impressionnante, puisqu’elle relate le travail du chanvre en pleine nature, étirée sur une bonne dizaine de mètres, remportait 19 840 €. Du même, La Fontaine aux galets, une aquarelle et gouache non datée, nécessitait 7 690 €. L’autre versant de la dispersion était constitué par un ensemble de porcelaines de Chine, où triomphait haut la main un vase portant la marque de l’empereur Daoguang, en bleu et blanc, du XIXe siècle. De forme balustre à décor de lotus et rinceaux feuillagés sur la panse, l’artefact recueillait 49 600 €. La veille, lundi 5 mars, la belle orfèvrerie française, du XVIIe au XXe siècle, avait été mise à l’honneur. Vainqueur toutes catégories, la crosse de Mgr Eugène Bouché en argent, vermeil et émail, portant poinçon Minerve et tête de sanglier, des alentours de 1880, attirait 11 284 €. Suivait une cohorte de verseuses en argent du XVIIIe siècle, telle celle de forme balustre à côtes torses réalisée à Dunkerque vers 1775 ; signée du maître orfèvre Thérèse Josèphe Lemaire, veuve Angilles. La pièce, pesant 1 075 g, récoltait 5 704 €. De Bordeaux, vers 1705-1707, provenait une chocolatière portant les poinçons du maître Arnaud Guyotie reçu vers 1688 , d’un poids de 900 g, saisie à 5 084 €. 

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