Gazette Drouot logo print

Au temps de Louis XIV

Publié le , par Sophie Reyssat
Vente le 23 novembre 2019 - 14:00 (CET) - Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000 Versailles

Le Roi-Soleil donne le ton de cette dispersion de souvenirs historiques, de tableaux et de manuscrits.

Louis Elle, dit Ferdinand l’Aîné (1612-1689), Portrait présumé de Marguerite Hessein,... Au temps de Louis XIV
Louis Elle, dit Ferdinand l’Aîné (1612-1689), Portrait présumé de Marguerite Hessein, dame de La Sablière (1636-1693), en Diane chasseresse, huile sur toile signée et datée «fait par Ferdinand l’Aîné 1655», étiquette de la collection Allard du Chollet (déchirée), 89,3 70 cm.
Estimation : 12 000/15 000 

Quel souverain est mieux placé que le Roi-Soleil pour évoquer la royauté à Versailles ? Les amateurs d’histoire reconnaîtront ici deux célèbres représentations de Louis XIV : son portrait en costume de sacre peint dans l’entourage de Hyacinthe Rigaud  une version arrêtée aux genoux du fameux modèle peint par l’artiste en 1701 (15 000/20 000 €)  et, estimée 18 000/20 000 €, son effigie de bronze caracolant avant de partir au combat, d’après le groupe réalisé par Pierre Cartellier et Louis Petitot au XIXe siècle, que l’on peut toujours admirer sur la place d’Armes du château. Pour sa part, cette toile peinte par Ferdinand l’Aîné montrera une autre facette du règne de Louis XIV : celle du charme et de l’esprit. Madame de La Sablière, que l’on suppose représentée ici sous les traits de la déesse de la chasse, possédait les deux. La Fontaine, qu’elle héberge à partir de 1673, ne tarit pas d’éloges sur sa beauté, son humeur, ses manières et son «caractère d’esprit sans embarras», toutes qualités qui lui permettent de briller dans son salon où se donne rendez-vous l’élite de l’époque. Fils naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, était lui aussi un homme d’esprit. Un ouvrage de présent portant ses armes, la Relation nouvelle de la Terre Sainte contenant son état ancien et moderne, & celui de la religion catolique [sic]. Année 1701, évoquera son souvenir et celui de son auteur, Édouard de La Croix (20 000/22 000 €). Ce manuscrit calligraphié, rehaussé d’une ornementation peinte et gravée  le seul connu en mains privées , se présente comme une géographie physique et humaine doublée d’un récit de voyage. Il s’agit de témoignages rapportés, Édouard de La Croix ne s’étant lui-même jamais rendu en Terre Sainte. En poste à Constantinople comme secrétaire d’ambassade pendant plusieurs années, il a dû fuir la ville en 1686 suite à des accusations d’espionnage. De retour en France, sa plume devint alors son moyen de subsistance. 

Gazette Drouot
Bienvenue, La Gazette Drouot vous offre 2 articles.
Il vous reste 1 article(s) à lire.
Je m'abonne