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Art Basel éjecte la FIAC

Publié le , par Vanessa Schmitz-Grucker

Suite à l'appel d'offre de la RMN-Grand Palais, c'est le groupe suisse MCH, propriétaire d’Art Basel, qui a remporté le créneau jusqu'ici occuppé par la la FIAC.

© Art Basel Art Basel éjecte la FIAC
© Art Basel

C’est sur fond de marché de l’art hyper- concurrentiel à l’international que le groupe suisse MCH, propriétaire d’Art Basel, déloge la FIAC du Grand Palais en proposant une foire d’art contemporain sur son créneau. Au vu du dynamisme de Paris et du regain d’intérêt que lui portent les acteurs internationaux – avec, notamment, l’arrivée de plusieurs galeries étrangères avenue de Matignon –, MCH aurait eu tort de ne pas s’emparer de l’appel d’offres de la RMN-Grand Palais. Accusé d’avoir louvoyé pour rafler la mise, le groupe est défendu par Marc Spiegler, patron d’Art Basel, qui assure n’avoir fait qu’accepter la main tendue par la direction de cette dernière. RX France, propriétaire de la FIAC, a fait connaître son intention de saisir le Conseil d’État sur cette rupture des relations contractuelles. Côté galeries, l’heure est à l’expectative. Le Comité professionnel des galeries d’art a pris les devants dès l’appel d’offre, en alertant la RMN-Grand Palais sur des éléments qui pourraient impacter les marchands français, à savoir la politique tarifaire et la place de la scène hexagonale dans une organisation très internationale : «La scène française est aussi riche que dense, il faut évidemment bien la connaître pour opérer une sélection pertinente, rappelle Marion Papillon, présidente du CPGA, en tant que comité, nous ne sommes pas là pour prendre parti. Notre rôle est de défendre l’intérêt des galeries. Nous avons pris rendez-vous avec les deux opérateurs pour entamer un dialogue rapproché avec des organisations qui ne connaissent pas forcément bien le secteur.» Difficile de dire à l’heure actuelle si le raid mené par MCH aura un impact positif pour les enseignes françaises, Marion Papillon attend de voir les propositions : «Ce qui est sûr, c’est que cela modifie le paysage des foires. J’attends de voir comment Art Brussels, Artissima ou Arco vont tirer leur épingle du jeu face à ces manifestations qui se déploient dans plusieurs grandes villes. Les modèles avaient déjà été bousculés avant la pandémie, avec des formats plus confidentiels mais très qualitatifs, des foires de niche, une adaptation au numérique aussi. Ces changements de typologie peuvent donner des choses très intéressantes.»

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