Anne-Marie Garat

Le 30 janvier 2020, par La Gazette Drouot

Prix Femina 1992 pour Aden, l’écrivaine publie un nouveau roman, La Nuit atlantique, chez Actes Sud, en librairie le 4 février.

Anne-Marie Garat
© Philippe Matsas/Leemage/Éditions Actes Sud

Êtes-vous plutôt peinture, objet, photo… ?
Tout à la fois, avec le cinéma ! Je suis passionnée par ce qui dialogue et transite entre les langages de l’art et laisse des empreintes en littérature.
Votre dernier coup de cœur culturel ?
Les photos de Sally Mann au Jeu de Paume. De grands monochromes à la chambre et au collodion des primitifs : corps et paysages du sud étatsunien, stigmates de l’esclavage et de ses crimes, autobiographie au scalpel, Polaroid de l’intérieur de sa chambre noire par son ami Cy Twombly…
Une œuvre que vous aimeriez posséder ?
Una città sul mare, tout petit tableau d’Il Sasseta et premier paysage de la peinture occidentale. Une plongée sans horizon de ciel sur une ville fortifiée aux tours d’orgueil, étrange Midi désert avec en bas à droite, sous un olivier, une baigneuse nue, d’échelle géante quant à la ville, pour moi pure énigme de la beauté contemplative.
L’artiste qui vous touche ?
Denis Roche, poète définitif et opérateur radical du boîtier de mélancolie, dont toute l’œuvre en noir et blanc interroge la saisie mortelle de l’instant photographique, son érotisme et sa passion.
Tendance FIAC ou Biennale Paris ?
Plutôt les musées et souvent ceux de province, les galeries, les brocantes de vieux papiers, où je trouve des gravures, des photos anciennes, des documents…
Existe-t-il un fil conducteur dans vos acquisitions ?
Je glane des tirages d’anonymes, de famille surtout, mémoire pénétrante d’une pratique populaire sans pareille. J’achète des photos ou me les fais offrir par Georges Rousse, Denis Roche, Bernard Plossu, Corinne Mercadier…

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