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Albert Marquet au Pyla

Publié le , par Caroline Legrand
Vente le 23 janvier 2021 - 14:00 (CET) - 12-14, rue Peyronnet - 33800 Bordeaux

Ce tableau d'Albert Marquet invite à admirer le bassin d'Arcachon depuis un jardin au Pyla, vue imprenable !

Albert Marquet (1875-1947), Bassin d’Arcachon, jardin au Pyla, 1935, huile sur panneau... Albert Marquet au Pyla
Albert Marquet (1875-1947), Bassin d’Arcachon, jardin au Pyla, 1935, huile sur panneau signée en bas à droite, annotée au verso «Jardin Pyla 23 IIC» et datée «35», 33 41 cm.
Estimation : 50 000/70 000 
Ayant appartenu à l’épouse du peintre, Marcelle Marquet, puis à Katia Granoff, Bassin d’Arcachon, jardin au Pyla est resté dans la même collection particulière depuis 1948 et n’est donc jamais passé en salle des ventes… Un courrier de la galeriste Katia Granoff (1896-1989) authentifiant cette œuvre, daté du 13 décembre 1948, sera d’ailleurs remis à l’acquéreur. Admirons cette vision épurée et lumineuse du bassin d’Arcachon, avec la presqu’île du Cap-Ferret en arrière-plan, ces grands pins sombres contrastant avec le bleu de l’eau et du ciel. Alors à l’apogée de son art et de sa carrière, Albert Marquet décide durant l’été 1935 de quitter la frénésie de la capitale pour rejoindre la mer. Une trentaine de paysages sont nés de cette rencontre magique. De son enfance bordelaise à sa vie parisienne, l’eau –qu’il s’agisse la Seine ou de l’océan – fut l’un de ses thèmes-signatures, s’adaptant parfaitement à sa manière tout en nuance et poésie. Marquet passa ainsi deux mois paisibles et studieux dans la villa Robinson, au Pyla-sur-Mer, peignant l’endroit à différentes heures du jour. Son épouse Marcelle raconte ainsi cette parenthèse enchantée : « Nous louâmes une maison dans les pins, qu’un petit escalier de bois reliait à la plage. Des bateaux à voile circulaient là du matin au soir sur une eau le plus souvent calme. À marée basse, une plus grande étendue de sable blond nous en séparait, mais si lumineux qu’il semblait fait pour mettre en valeur les jeux auxquels, pour notre enchantement, elle s’abandonnait. Des baigneurs, souvent des enfants, servaient sans s’en douter de modèles à Marquet, aussi des pêcheurs ». Le peintre a délaissé l’anecdote et l’humain pour ne conserver dans cette composition parfaitement agencée et rythmée, à l’image des estampes d’Hokusai, que l’essence de la nature, de la vie.
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