Alain Briscadieu

Le 21 juillet 2017, par La Gazette Drouot
Alain Briscadieu

Le marché de l’art est en deuil au pays de d’Artagnan, car Me Alain Briscadieu, originaire de Vic-Fezensac, Gers, nous a quittés le 7 juillet dernier. Voulant rénover l’univers des enchères, «bric-à-brac invraisemblable à l’atmosphère magique», il assaille à 29 ans la chancellerie pour qu’elle établisse à Auch un hôtel des ventes. Féru de culture occitane, il y mène des rendez-vous tauromachiques, disperse des grands vins de Bordeaux et d’Armagnac, monte des ventes régionalistes et organise des vacations prestigieuses, telles les dispersions Odilon Lannelongue, Defert Dumesnil… Vendant en 1994 sa charge gasconne, il réintègre comme associé l’étude de Bordeaux Rive Droite où il avait débuté sa carrière. En 2002, il installe sa propre société de ventes volontaires dans l’hôtel de Sainte-Croix. D’une voix chaleureuse à l’accent chantant, il a su fidéliser une large clientèle. Son grand intérêt pour les civilisations anciennes lui a valu plusieurs enchères millionnaires. Il a ainsi adjugé en avril 2013 plus de 3 M€ un rouleau peint sur soie à la fin du XVIIe siècle par l’artiste Wang Hui. Bon vivant, Alain Briscadieu se passionnait pour le monde hispanique tout en cultivant une élégance britannique de bon aloi. Au savoir-faire, à la compétence, il alliait de grandes qualités humaines, qu’il a aussi déployées au sein du Symev. À la fin de 2016, son fils Antoine reprenait sa charge ; il projetait de partager son temps entre l’Aquitaine et Sanlúcar de Barrameda, en Andalousie.

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