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Affiches et affichistes du XXe siècle en majesté

Le 08 février 2018, par Philippe Dufour

Trois jours entièrement dévolus à l’art des affichistes… Cela se passait à Nice, du mercredi 31 janvier au vendredi 2 février, sous le titre générique de «Tour du monde par l’affiche». Comme prévu, l’annonce pour le Cinématographe Lumière (voir Gazette n° 4, page 108) établissait le score de 40 640 €, un record pour cette…

Affiches et affichistes  du XXe siècle en majesté
Henri Brispot (1846-1928), Cinématographe Lumière, vers 1896, affiche non entoilée, 104 x 75 cm.
Adjugé : 40 640 €

Trois jours entièrement dévolus à l’art des affichistes… Cela se passait à Nice, du mercredi 31 janvier au vendredi 2 février, sous le titre générique de «Tour du monde par l’affiche». Comme prévu, l’annonce pour le Cinématographe Lumière (voir Gazette n° 4, page 108) établissait le score de 40 640 €, un record pour cette pièce lithographiée très recherchée. Dessinée par Henri Brispot vers 1896, et dans son état d’origine, c’est-à-dire non entoilée, elle est l’une des premières affiches de cinéma imprimées à Paris. Elle célèbre les séances organisées par les frères Lumière, Auguste et Louis, dans le Salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines. La scène dépeignant la foule devant l’entrée du cinéma, décrit l’atmosphère très animée qui régnait lors de ces premières projections, mêlant tous les âges et toutes les couches de la société, jusqu’à un ecclésiastique reconnaissable au premier rang. La suivait à quelques distances, une autre affiche des alentours de 1900, vantant La Réserve de Nice - Une curiosité sur la mer, également non entoilée, qui décrochait 2 794 € ; elle rappelait l’existence de ce restaurant bien connu des Niçois qui, dès la fin du XIXe siècle, attirait des adeptes grâce à un kiosque de bois construit sur un rocher, flanqué d’une goélette en ciment. Puis, c’était une très rare et multicolore Amérique du Sud traitée par Seigle pour Air-France qui, grâce à son gaucho sur sa cavale dressée, séduisait un collectionneur, prêt à débourser 2 540 € pour cette affiche entoilée de 1950. Le jeudi 1er février, une affiche surprenante pour les Mystères de la franc-maçonnerie dévoilés par Léo Taxil, imprimée à Paris en 1880 et rarissime, puisque le seul exemplaire connu, tirait son épingle du jeu avec 6 223 €. La talonnait celle annonçant les Documents décoratifs par A. Mucha, un ouvrage publié par la Librairie centrale des beaux-arts, datant de 1901 et entoilée, emportée contre 4 508 €. 

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