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À Reims, le dernier souffle de l’épopée napoléonienne

Publié le , par Philippe Dufour
Vente le 25 octobre 2018 - 10:00 (CEST) - 7, rue d'Astorg - 31000 Toulouse

Il ne pouvait être à meilleure école pour ses scènes de batailles, si réalistes : Maurice-Henri Orange a suivi les cours de Jean-Léon Gérôme et d’Édouard Detaille à l’École des beaux-arts de Paris et, à l’académie Julian, ceux de François Flameng. Mais c’est sans doute, l’art de Detaille qui l’a le plus influencé dans l’acquisition...

Maurice-Henri Orange (1867-1916), La Dernière Victoire, Reims 1814, huile sur toile... À Reims, le dernier souffle de l’épopée napoléonienne
Maurice-Henri Orange (1867-1916), La Dernière Victoire, Reims 1814, huile sur toile signée et datée 1914, 238 x 180 cm.
Adjugé : 19 840 €

Il ne pouvait être à meilleure école pour ses scènes de batailles, si réalistes : Maurice-Henri Orange a suivi les cours de Jean-Léon Gérôme et d’Édouard Detaille à l’École des beaux-arts de Paris et, à l’académie Julian, ceux de François Flameng. Mais c’est sans doute, l’art de Detaille qui l’a le plus influencé dans l’acquisition d’une technique particulièrement minutieuse, ainsi que dans le choix d’une thématique militaire. Il participe au Salon à partir de 1886, et c’est en 1891 qu’il reçoit une récompense pour Les médaillés de Sainte-Hélène célébrant le jour anniversaire de la mort de l’Empereur. Dès lors, l’épopée napoléonienne va constituer sa source principale d’inspiration, avec ses batailles, et ses acteurs aux uniformes chamarrés. Il collabore aussi à la revue militaire La Giberne en illustrant surtout des tenues ; par ailleurs, il est membre de la société d’études d’histoire militaire fondée par Detaille, la Sabretache, dont les collections seront plus tard à l’origine du musée de l’Armée. On avait un bel exemple de son talent avec la toile intitulée La Dernière Victoire, Reims 1814, peinte en 1914. Elle décrit un épisode crucial des batailles livrées par les coalisés à Napoléon Ier, qui reprend en ce 13 mars 1814 la cité du Sacre aux ennemis. Ce très grand tableau, bien connu et souvent reproduit, décrochait l’enchère de 19 840 €. Emportée par un souffle épique, la vacation voyait également la victoire pour 5 332 € d’un portrait équestre anonyme fixant le Vicomte Joseph de Juillac Vignoles du régiment de Royal Champagne cavalerie, peint en 1785. 

orfèvrerie, tableaux anciens et modernes, mobilier anciens et modernes, objets d'art
jeudi 25 octobre 2018 - 10:00 (CEST)
7, rue d'Astorg - 31000 Toulouse
Fournié - Cortès
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