De Paris à la Chine, des voyages immobiles

Le 23 janvier 2020, par Philippe Dufour

Porte-chapeaux et toiles de paysagistes reconnus étaient de mise à Rouen, dans un ensemble éclectique.

Chine, XIXe siècle, paire de porte-chapeaux en zitan, émaux et jades blanc et vert, h. 29,5 cm.
Adjugé : 81 740 

Cette paire de porte-chapeaux (h. 29,5 cm), à fût balustre, a été imaginée en Chine au XIXe siècle ; pour poser, par exemple, le plus usité d’entre eux : la calotte arborée par notables et mandarins. Elle fait donc appel à des matériaux précieux tels que le zitan, les émaux cloisonnés et surtout les jades blanc et vert ciselés… Des pièces plutôt rares, provenant de la collection particulière d’un ancien commandant de l’armée française demeurant à Pékin au XIXe, qui devaient être disputées jusqu’à 81 740 €. Retour à Paris, avec le lot suivant : une vue de La Place de la Concorde (16 20 cm), saisie un jour gris d’hiver par Léon Jules Lemaître. L’artiste, l’un des maîtres de l’école de Rouen, s’est fait une spécialité de ces paysages urbains, décrivant en particulier les places de la capitale, battues par les vents et la pluie… Une atmosphère sensible qui attirait cette fois 13 664 €. Membre du groupe des douze – réunissant des sculpteurs animaliers autour de la figure de François Pompon –, Charles Artus, également d’origine normande, signait ici La Pintade, un volatile de bronze à patine brune, numéroté 7/8 (h. 21 cm) ; l’animal était apprivoisé avec 8 540 €. En revanche, le dessin portant la signature d’Eugène Delacroix, Arabes d’Oran (voir l'article Eugène Delacroix en Afrique du Nord de la Gazette n° 2, page 92), n’a pas trouvé preneur.

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