Au bord de l’eau avec Montezin, Valtat et Muhl

Le 06 mai 2021, par Philippe Dufour

La douceur de vivre à la façon impressionniste marquait de son empreinte cette vacation consacrée aux peintres français du XXe siècle.

Pierre-Eugène Montezin (1874-1946),  Péniches à Saint-Mammès, 1937, huile sur papier cartonné marouflé sur toile signée en bas à droite et datée, 100 120 cm.
Adjugé : 25 620 

Artiste s’inscrivant parfaitement dans le courant du postimpressionnisme, Pierre-Eugène Montezin demeure un peintre très apprécié aux enchères. En son temps déjà, son grand talent avait été récompensé par une élection à l’académie des Beaux-Arts en 1941. L’une des raisons de cette reconnaissance demeure sans doute sa belle aptitude à traduire les lumières miroitantes des bords de Seine, d’Yonne, ou encore du Loing, l’un de ses cours d’eau préférés. En témoigne cette toile (100 120 cm) montrant des Péniches à Saint-Mammès, petite ville entre Seine et Loing ; peinte à l’huile sur papier cartonné marouflé sur toile, elle porte la date de «1937». Se prévalant d’un certificat d’authenticité de 1981 signé par le galeriste parisien Daniel Malingue, la scène a remporté 25 620 €.
De son côté, Louis Valtat préférait emprunter les quais de la capitale pour fixer le
Pont-Neuf à Paris (38 54 cm) ; il s’agit d’une toile, signée, qui était étayée elle aussi par un certificat, de la main du docteur Jean Valtat (fils de l’artiste) et daté du 4 janvier 1980. Aussi, elle stoppait son ascension à 24 400 €. Faisant preuve d’une expression beaucoup plus contemporaine, le peintre Roger Muhl a su traduire avec une infinie justesse les bleus profonds de la côte provençale. On a pu en juger ici avec son Jardin méditerranéen, un grand panorama (120 130 cm) titré et numéroté «CP-86» au dos, acheté 17 080 € par l’un de ses admirateurs.

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