Des arts décoratifs en pleine révolution

Le 12 mars 2020, par Philippe Dufour

Entre la fin du XIXe siècle et les années 1930, les formes vont radicalement évoluer, passant d’un orientalisme à la Carlo Bugatti au futurisme des sculptures de Focht.

Frederic C. Focht (1879-?), Jean Mermoz ailé sur une étoile filante, bronze à patine verte, signé «Fred C. Focht», reposant sur une base en marbre noir, 77 50 29 cm.
Adjugé : 9 750 

Cette vacation cantilienne témoignait avec éclat du renouveau des lignes, où un bronze art déco portant la signature de Frederic C. Focht en séduisait plus d’un, jusqu’à offrir 9 750 € pour cette sculpture hors du commun. Dotée d’une belle patine verte, elle représente Jean Mermoz ailé sur une étoile filante (77 50 29 cm), reposant sur une base ovale en marbre noir. Son auteur, dont c’est l’œuvre la plus connue – parfois sous le titre de L’Aviation –, fut l’élève à Paris d’Alexandre Falguière et reçut une médaille au Salon des artistes français de 1900. Dans l’entre-deux-guerres, Frederic C. Focht s’est fait une spécialité de ces figures aérodynamiques et sportives, s’élançant vers un avenir radieux… L’univers sophistiqué de Carlo Bugatti était bien différent. On en avait ici la confirmation avec un guéridon mauresque (86,5 60 cm), en noyer et marqueterie d’os, étain et cuivre repoussé, des environs de 1880. Présentant deux plateaux octogonaux superposés, il est décoré sur le plus haut d’un médaillon au «buste de Berbère», signé du peintre Ricardo Pellegrini. Il changeait de mains pour 9 375€. Cependant, last but not least, la vedette de la session s’avérait être une simplissime armoire d’Eugène Printz (150,5 180,5 40,5 cm), un parallélépipède en palissandre de Rio ouvrant en paravent par quatre portes. Elle était déménagée pour 35 000 €.

dimanche 01 mars 2020 - 02:00 - Live
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