Cordier en version mondaine

Le 27 juin 2019, par Anne Doridou-Heim

Ce portraiti présumé de la princesse Radziwill par Charles Cordier prouve que le sculpteur ethnographique du milieu du XIXe siècle était aussi un portraitiste mondain.

Charles Henri Joseph Cordier (1827-1905), Portrait présumé de la princesse de Radziwill (1856-1911), vers 1880, marbre, h. 70 cm.
Adjugé : 21 250 

Plusieurs de ses œuvres peuvent être admirées en ce moment au musée d’Orsay dans le cadre de l’exposition «Le modèle noir. De Géricault à Matisse», jusqu’au 21 juillet. Elles illustrent son talent, exercé dans les portraits ethnographiques en bronze et renommé à ce titre depuis le milieu du XIXe siècle. En revanche, ce qui est moins connu, c’était la tendance de ce sculpteur du second Empire à réaliser des portraits de personnalités de l’époque, celui de l’impératrice en tête. Eugénie le soutient, lui achetant en 1863 l’année même de l’exécution de sa digne figure sa torchère intitulée La Femme arabe. Il livre avec ce Portrait présumé de la princesse Radziwill (1856-1911), mis sur une sellette à 21 250 €, une autre version de cette facette mondaine. La jeune femme, mariée en 1876 à un prince, était la fille de François Blanc (1806-1877), l’un des fondateurs de la Société des bains de mer de Monte-Carlo. Au chapitre des peintures anciennes, la Vanité de Pseudo-Roestraeten (actif en Angleterre vers 1675-1725) voir l'article Délicieuses possessions page 82 de la Gazette no 23 du 14 juin ne trouvait pas preneur. En revanche, la savoureuse nature morte de Raisins, pommes et grenades sur un entablement de pierre (58,5 118,5 cm) de Gilardo da Lodi (actif en Lombardie dans la première moitié du XVIIe) se dégustait à 16 250 €.

La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne