Teniers le Jeune : l’alchimie a fonctionné

Le 09 janvier 2020, par Anne Doridou-Heim

Ce n’était pas exactement en or que ce petit panneau de chêne de David Teniers le Jeune se transformait, mais en une valeur sonnante et trébuchante de 163 830 €.

David Teniers le Jeune (1610-1690), Un médecin (l’alchimiste), panneau de chêne, 22,6 18 cm.
Adjugé : 163 830 

Second tableau de la semaine de David Teniers le Jeune (1610-1690) présenté à Drouot (voir également page 48), ce panneau ayant pour sujet un médecin ou un alchimiste, présentait doctement ses fioles au spectateur. Pourtant, ainsi que le rappelait l’article en page 43 de notre numéro du 13 décembre (voir l'article Teniers : profession médecin de la Gazette n° 43), l’art de la médecine moderne n’en était encore qu’à ses balbutiements, et les malades avaient beaucoup de mauvais sang à se faire… Ceci n’enlevant rien à la science ni encore moins au talent de son auteur, membre de la grande dynastie flamande des Teniers et fils de David le Vieux  (1582-1649), pleinement à l’aise avec tous les aspects de la peinture en vogue dans les Flandres au XVIIe siècle, des natures mortes aux portraits, en passant par les kermesses villageoises et les tableaux de cabinets d’amateurs. Une aisance telle qu’il semblerait qu’il ait laissé un bon millier d’œuvres, obtenant grâce à elles un vif succès auprès des riches bourgeois de sa bonne ville d’Anvers comme avec ceux de Bruxelles, où il passa quelques années après 1650, appelé par le gouverneur des Pays-Bas espagnols, l’archiduc Léopold-Guillaume, afin de gérer sa fameuse galerie d’art. On voit ici qu’il était aussi doué pour exécuter de petites pochades.

Panorama (après-vente)

Préemption d’un grand maître du Grand Orient de France

Le 09 janvier 2020, par Anne Doridou-Heim

Immortalisé par René Théodore Berthon, Alexandre Roëttiers de Montaleau était graveur général des Monnaies et grand maître du Grand Orient de France.

Lors de la vente Magnin Wedry (cabinet Turquin) du mercredi 18 décembre à Drouot, aux côtés du Portrait de médecin de David Teniers le Jeune (voir page 53), une autre figure se faisait remarquer, celle d’Alexandre Roëttiers de Montaleau (1748-1808) peinte sur toile (60 48,5 cm) par René Théodore Berthon (1776-1859). Membre d’une célèbre dynastie d’orfèvres, l’homme est aussi graveur général des Monnaies et grand maître du Grand Orient de France, de 1795 à 1805. Il tient une place fondamentale dans l’histoire de la Loge : lors de la Révolution française, c’est lui qui a sauvé l’obédience, laquelle lui doit aussi le rite français moderne. Son portrait ne pouvait échapper au musée de la Franc-Maçonnerie, qui le préemptait pour 10 160 €.

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