Un panthéon de divinités sino-tibétaines

Le 04 février 2021, par Philippe Dufour

Empruntant les formes chantournées de plusieurs bodhisattvas, l’essence divine du Bouddha donnait le ton à la dispersion de l’ancienne collection d’un haut diplomate français.

XVIe siècle. Sujet sino-tibétain en bronze anciennement laqué et doré, représentant le bouddha Mahâvairocana (Rulaifo), h. 51 cm.
Adjugé : 85 456 

Cinq bronzes sino-tibétains composaient ce précieux ensemble, tous rapportés par le baron de M. de son séjour en Chine en tant qu’administrateur des Douanes, dans les années 1920. Ces figures bienveillantes ont été dominées par la représentation du bouddha Mahâvairocana (voir l'article Bronzes sino-tibétains de la Gazette n° 3, page 90), auquel il serait tout aussi approprié de donner son nom chinois de «Rulaifo». Aussi, la statue du XVIe siècle, anciennement laquée et dorée (h. 51 cm), devait aisément dépasser son estimation haute, en attirant ces 85 456 €. Pour 18 312 €, c’est un sujet en bronze laqué or du XVIIe siècle représentant le bodhisattva Padmapani debout sur un lotus (h. 25 cm) qui était salué. La main droite abaissée en varada mudra – geste du don –, la gauche levée en vitarka mudra – celui de l’argumentation –, il est paré de bijoux et couronné d’une tiare. Deux autres statuettes en bronze doré, mais du XVIIIe siècle, les accompagnaient. D’abord celle du bodhisattva Manjusri (h. 16 cm) assis en padmasana sur un double lotus, la main droite levée brandissant l’épée, dont l’attitude énergique ne pouvait qu’attirer 7 325 €. Puis apparaissait, pour 5 493 €, le bodhisattva Vajradhara (h. 18 cm), les mains croisées devant lui, des tiges de lotus remontant le long des bras, et les fleurs portant les attributs de la divinité, le vajra et la gantha.

Panorama (après-vente)

Préemption par le musée de Douai

Le 18 février 2021, par Philippe Dufour

Ce groupe en faïence crème émaillée représente Hercule revêtu de sa léonté, combattant l’Hydre de Lerne, dressé sur un socle octogonal à canaux. C’est une rare production de la faïencerie de Douai, de la fin du XVIIIe siècle (h. 36 cm) ; elle a donc été préemptée pour 3 906 € par le musée de la Chartreuse à l’Hôtel des ventes de Douai OVV, le 30 janvier. La manufacture douaisienne a été autorisée par lettres patentes le 9 juin 1784 ; sa création résulte de l’association des frères Leigh, des Anglais, et de l’industriel Georges Bris afin de produire des «faïences façon grès d’Angleterre». 

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