Paul Bailly en copie de Matteo Gofriller

Le 18 février 2021, par Anne Doridou-Heim

Un violoncelle de Paul Bailly et deux archets, tous trois du XIXe siècle, jouaient leur partition en liberté.

Paul Bailly (1844-1907), en copie de Matteo Gofriller, violoncelle, 76 cm sur le fond. Adjugé : 19 592 


Parmi les instruments de quatuor montés sur scène pour cette vente inaugurale, ce ne sont pas les violons annoncés qui se sont fait entendre au plus haut, mais un violoncelle et deux archets. Le premier de ce trio, de belle facture, est du luthier Paul Bailly, bien que portant l’étiquette apocryphe de Matteo Gofriller. Bailly, natif de Mirecourt, étudie auprès de Jules Gaillard avant de partir se perfectionner d’abord à Bruxelles, chez Nicolas François Vuillaume, puis à Paris, chez son frère Jean-Baptiste, dont il retient les leçons. On sait aussi qu’il voyage en Angleterre et aux États-Unis, avant de s’installer définitivement dans la capitale française en 1888. Il construit rapidement sa réputation en donnant sa propre interprétation de modèles variés, particulièrement les stradivarius, et par la qualité du son qui sort de ses pièces. Travailleur prolifique, il produit plus de 3 000 instruments. Ce violoncelle, reçu à 19 592 €, est l’un d’eux. L’archet monté en argent exécuté par Jacob Eury, à Paris, au début du XIXe siècle (poids 82 g), aurait pu venir jouer sur ses cordes, alors que celui de Nicolas Maire, fait en 1850 dans du pernambouc ondé, était destiné à un violon. Ces deux belles baguettes faisaient chacune résonner la même sonorité de 40 448 €.

mercredi 10 février 2021 - 02:00 - Live
Farrando
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