La beauté moderne selon Zamoyski

Le 21 juillet 2021, par Philippe Dufour

Une sculpture de l’artiste polonais disputait la première place à un pastel de Vuillard et à une délicate porcelaine chinoise de la famille bleu-blanc.

Auguste Zamoyski (1893-1970), Tête d’Antoni Stonimski, bronze à la cire perdue et patine dorée signée sur la base, épreuve d’artiste avec cachet de fondeur «Clementi».
Adjugé : 26 250 

Auguste Zamoyski a été l’un des ténors du mouvement formiste, fondé en 1919 (voir l'article Les formes nouvelles de Zamoyski de la Gazette n° 27, page 77). Basé sur des canons de beauté renouvelés, notamment à partir de ceux du cubisme, son art iconoclaste était bien représenté par cette Tête d’Antoni Stonimski, adjugée 26 250 €. Ce bronze à la cire perdue et patine dorée, signé sur la base, est une épreuve d’artiste avec le cachet du fondeur «Clementi». Il rappelle l’importance du modèle, à la fois écrivain, poète, journaliste et dramaturge polonais (1895-1976). Pour le même tarif, on pouvait aussi admirer de merveilleux Nuages, en l’occurrence ceux décrits par Édouard Vuillard au pastel sur papier (24 32 cm). Cette étude atmosphérique, signée «E. Vuillard», porte de plus une étiquette, au dos, de la galerie Bernheim Jeune. Beaucoup moins sereine s’avérait la vision de La Dernière Éruption du Vésuve du védutiste français Louis-Jean Desprez, soit une aquarelle sur traits gravés, titrée et signée (69 47 cm) ; réalisée avec virtuosité, elle était récompensée de 10 000 €. Enfin, les objets d’art se rangeaient derrière un bassin en porcelaine bleu et blanc, sorti d’un atelier chinois au XIXe siècle (10 19,5 cm) ; sur ses flancs, se remarque un beau décor de luohan assis sous un arbre accompagné d’enfants… Beaucoup de grâce qui a attiré 25 625 €.

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