La cuisine des sorcières, façon Frans Francken II

Le 21 janvier 2021, par Philippe Dufour

Beaucoup d’agitation dans cette pièce noircie où s’affairent des créatures malfaisantes… tandis qu’un séduisant régulateur comptait des heures plus sereines.

Atelier de Frans Francken II, dit «le Jeune» (1581-1642), Scène de sabbat dite aussi La Cuisine des sorcières, huile sur panneau de chêne, au revers cachet de cire rouge de forme ronde, daté 1879, 39 56 cm.
Adjugé : 18 900 

La Scène de sabbat (39 56 cm), relate l’une de ces assemblées infernales dont l’évocation semble fasciner les amateurs de peinture – et de sensationnel – du XVIIe siècle… Brossée par un membre de l’atelier anversois de Frans Francken II, dit «le Jeune», la composition montre, au premier plan, un petit groupe de sorcières se livrant à des opérations de divination, à l’aide de grimoires : l’une consulte un livre de chiromancie, l’autre tient un parchemin, tandis que sur le sol, encadrés de figures astrales ou géométriques, se déchiffrent des mots énigmatiques. Plus inquiétantes à l’arrière-plan, des créatures diaboliques, mi-homme mi-animal, se livrent à des sévices… L’œuvre, dite aussi La Cuisine des sorcières, est à rapprocher d’une composition similaire conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, signée et datée de 1607. Bien des attraits donc, qui justifient le score de 18 900 €. Plus amène, un régulateur de style Louis XV (217 51 33 cm), mais d’époque Napoléon III d’après un modèle de Riesener, a également séduit, à hauteur de 12 100 €. Il est vrai qu’il se pare d’un placage de bois de rose et de violette, autour du cadran, d’amours en ronde bosse et d’une opulente ornementation de bronzes dorés et cuivrés. Pour 7 740 €, on pouvait préférer la rigueur néoclassique d’une grande pendule (100 66 25 cm) d’époque Restauration en marbre jaune et bronze patiné, dominée par la figure d’un homme barbu à l’antique. La Scène de sabbat (39 56 cm), relate l’une de ces assemblées infernales dont l’évocation semble fasciner les amateurs de peinture – et de sensationnel – du XVIIe siècle… Brossée par un membre de l’atelier anversois de Frans Francken II, dit «le Jeune», la composition montre, au premier plan, un petit groupe de sorcières se livrant à des opérations de divination, à l’aide de grimoires : l’une consulte un livre de chiromancie, l’autre tient un parchemin, tandis que sur le sol, encadrés de figures astrales ou géométriques, se déchiffrent des mots énigmatiques. Plus inquiétantes à l’arrière-plan, des créatures diaboliques, mi-homme mi-animal, se livrent à des sévices… L’œuvre, dite aussi La Cuisine des sorcières, est à rapprocher d’une composition similaire conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, signée et datée de 1607. Bien des attraits donc, qui justifient le score de 18 900 €. Plus amène, un régulateur de style Louis XV (217 51 33 cm), mais d’époque Napoléon III d’après un modèle de Riesener, a également séduit, à hauteur de 12 100 €. Il est vrai qu’il se pare d’un placage de bois de rose et de violette, autour du cadran, d’amours en ronde bosse et d’une opulente ornementation de bronzes dorés et cuivrés. Pour 7 740 €, on pouvait préférer la rigueur néoclassique d’une grande pendule (100 66 25 cm) d’époque Restauration en marbre jaune et bronze patiné, dominée par la figure d’un homme barbu à l’antique.

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