La peintre Victoria Dubourg par Edgar Degas

Le 01 juillet 2021, par Philippe Dufour

Des noms d’artistes très célèbres se sont succédé pour cette session blésoise, de Degas à Largillière en passant par Maufra, entourant un modèle tout aussi connu…

Edgar Degas (1834-1917), Étude pour le portrait de Mlle Dubourg (Madame Fantin-Latour), vers 1866, dessin au crayon noir et à l’estompe, timbre de la vente de l’atelier, 35,5 30 cm.
Adjugé : 72 000 

On dit que Victoria Dubourg aurait rencontré son futur mari, Henri Fantin-Latour, en copiant les maîtres au musée du Louvre : tombés amoureux l’un de l’autre, ils se marieront en 1876. Ensemble, ils fréquentent les cercles artistiques parisiens, et ont pour amis Édouard Manet ou Edgar Degas. Ce dernier la peindra en toute simplicité dans un Portrait aujourd’hui conservé au Museum of Art de Toledo, aux États-Unis. Le dessin présenté à Blois s’avère donc être l’Étude pour le portrait de Mlle Dubourg (Madame Fantin-Latour) et a été exécuté vers 1866, au crayon noir et à l’estompe. Portant le timbre de la vente de l’atelier, la feuille (35,5 30 cm) a été disputée jusqu’à 72 000 €. Quelques années plus tard, Maxime Maufra, s’adonnant à sa passion du plein air, s’aventurait Au bord de la Marne : en résultait son paysage de 1910, une toile (46 55 cm) portant des références de la galerie Durand-Ruel à Paris («n° 13306» et «DR 9370»). Aussi partait-elle à 8 520 €. Les maîtres anciens ont été également plébiscités, et particulièrement celui, anonyme, appartenant à l’école flamande vers 1700, qui semble être un suiveur de Roelandt Savery mais s’inspire ici d’une gravure de Nicolas de Bruyn pour dépeindre Le Paradis terrestre. Ce tableau (105 147 cm) a appartenu au collectionneur Alfred Isaac en son hôtel particulier de Lille, et était depuis sa mort, en 1930, conservé dans sa famille. Il réalisait 51 600 €. Un maître parisien du tournant du XVIIIe siècle fermait la marche : Nicolas de Largillière. De sa main, on pouvait acquérir, à condition d’en offrir 26 400 €, un Portrait présumé de Madame Paviot (toile ovale de 68 59 cm), dont l’authenticité a été confirmée par son spécialiste Dominique Brême.

Panorama (après-vente)

Chapska napoléonienne

Le 01 juillet 2021, par Philippe Dufour

Cette chapska (h. 24 cm) a coiffé un trompette du 1er régiment des chevau-légers lanciers de la Garde impériale, dit «Lanciers polonais», fondé en 1807. Issus de la noblesse polonaise, ces militaires portaient une casquette inspirée par leur pays d’origine. Celle-ci se compose d’une carcasse en carton recouverte de cuir noir, puis de drap blanc, formant un turban avec plateau carré supérieur. Au-dessus de la large visière, se détache la plaque en laiton doré avec un «N» sous couronne. En échange de 30 000 €, on s’en emparait à Blois, chez Pousse-Cornet OVV le dimanche 27 juin.

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