À Nantes, Loyen du Puigaudeau versus Antoine Barye

Le 28 mai 2020, par Philippe Dufour

Deux jours de vacation très suivis – avec plus de 150 inscrits online –, ont vu le triomphe de l’œuvre toujours très appréciée du peintre breton, coloriste hors-pair.

Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930), Jardin fleuri devant l’église du Croisic, huile sur toile, signée, 60 73 cm.
Adjugé : 31 000 

On pouvait juger du talent de Ferdinand Loyen du Puigaudeau avec plusieurs exemples de son travail si sensible, dont ce Jardin fleuri devant l’église du Croisic (60 73 cm), une huile sur toile signée, où l’on détaille à l’arrière-plan le haut clocher du port de pêche, alors qu’à l’avant s’élève une tonnelle fleurie de roses… Tant de charme ne pouvait que remporter 31 000 €, à partir d’une estimation haute de 15 000 €. Le suivait une composition plutôt rare dans la thématique de l’artiste voué aux paysages : un Portrait de jeune fille (33 38 cm), toile marouflée sur panneau qui était disputée jusqu’à 13 764 € malgré ses petites dimensions. En ce domaine, les deux lots suivants – des panneaux – en imposaient par leurs étonnants scores : un Coucher de soleil dans la presqu’île (16 22,3 cm) et des Bords de Loire (15,5 22 cm) qui raflaient respectivement 7 564 et 5 828 €. Lors de la même session, un bronze signé par José Maria David représentait un Faucon main gantée ; il est numéroté «EA I/IV», daté 2009 et porte le cachet du fondeur Landowski (h. 62,5 cm). Accompagné d’un certificat de l’artiste en date du 21 février 2010, il s’est envolé pour 9 690 €. Le lendemain 13 mai, place aux objets d’art et au mobilier plus classique, entraînés par un bronze exceptionnel, à la signature prestigieuse : le fameux Cheval turc n° 2 (antérieur gauche levé) saisi par Antoine Barye (29,5 31 cm). Ce modèle à patine verte, créé vers 1857, est recherché, notamment en raison de la forme de sa terrasse, ici ovale. Et il est bel et bien répertorié et reproduit, sous le n° A130, dans le catalogue raisonné des œuvres du grand sculpteur romantique, rédigé par Michel Poletti et Alain Richarme (Gallimard, 2000). Des qualités qui poussaient à le dompter, à condition d’en offrir pas moins de 43 400 €.

mardi 12 mai 2020 - 14:00 - Live
8-10, rue Miséricorde 44000 Nantes
Ivoire - Couton - Veyrac - Jamault
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne