Jean Royère, l'esprit gigogne

Le 24 juin 2021, par Anne Doridou-Heim

Le goût pour ce décorateur phare des années 1930 à 1950 ne faiblit pas, la preuve par quatre !

Jean Royère (1902-1981), quatre tables gigognes en fer doré de section carrée, plateau rectangulaire en dalle de verre églomisé doré oxydé, la plus grande : 42 x 54 x 30 cm.
Adjugé : 109 220 

Jean Royère s’est converti dans le métier de décorateur à 29 ans. Nous sommes alors à l’aube des années 1930, si fastes sur le plan des arts décoratifs et de la recherche du beau et de luxe. Son style personnel affranchi de toutes les conventions, mixant à l’envi couleurs audacieuses, contours organiques et matériaux précieux, lui vaut un succès quasi instantané. À l’Exposition internationale de 1937, il est célébré comme l’un des noms les plus créatifs du moment. Les années 1950 sont celles de la consécration. Le monde entier le réclame, à commencer par les chics et riches Américains de la côte Est, mais aussi le roi Farouk d’Égypte et le shah d’Iran – pour lequel il dessine une salle de cinéma en 1958 –, l’homme ouvrant même des agences en Amérique du Sud et au Proche-Orient. Si les motifs de cercles, de croisillons et de chevrons – invités dans les moindres éléments du décor – sont sa signature, il livre aussi des modèles plus rectilignes et simples mais toujours élégants, à l’image de ces quatre tables gigognes, en fer doré et de section carrée, déplacées à 109 220 €.

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