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Ambiance portuaire

Publié le , par Anne Doridou-Heim

Dans cette peinture de port breton, Claude Venard retenait la fougue colorée de sa palette.

Ambiance portuaire
Claude Venard (1913-1999), Le Port, 1953, huile sur toile, 200 291 cm.
Adjugé : 24 320 

«Il faut se méfier des œuvres qui séduisent trop au premier abord», écrivait Claude Venard. Sans pour autant faire l’apologie de la laideur, le peintre invitait ainsi à ce constat : «Une œuvre doit s’imposer en puissance, sans le truchement d’artifices aimables». C’est bien ce qui émane de ce Port, produit en 1953 et dont les dimensions (200 291 cm) elles-mêmes en imposent ! Si au premier regard, la toile semble froide, elle gagne peu à peu en profondeur, lui permettant de retenir 24 320 €. Artiste engagé dans une voie postcubiste, Venard forge sa propre version d’une esthétique géométrique, goûtant dans les années 1950 à la tentation de l’abstraction, mais sans s’y abandonner pour autant. Cette peinture montre aussi qu’il savait peindre en structurant ses compositions par le trait, et non seulement par un usage intense de couleurs vives. Au tout début de sa carrière, il fit partie d’un groupe d’artistes nommé «Forces nouvelles», en opposition au cubisme et à l’abstraction et comptant dans ses rangs Francis Gruber (1912-1948). Lequel peintre était aux cimaises de cette vente avec une Jeune fille assise dans l’atelier de 1938 (voir l'article Francis Gruber, la quête impossible de la perfection page 42 de la Gazette no 8 du 28 février). Cette huile, présentant un intérieur dépouillé et froid, partait à 20 480 €.

mercredi 04 mars 2020 - 14:00 (CET) - Live
Ader
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