Un Repos de Brianchon au pedigree irréprochable

Le 27 juin 2019, par Philippe Dufour

Parcours sans faute pour cette toile de Maurice Brianchon : exposée dans nombre de manifestations dédiées à l’artiste, issue de sa propre collection, elle s’est affichée avec succès à Toulon.

Maurice Brianchon (1899-1979), Le Repos, nu costumé, 1940, huile sur toile, 65 92 cm.
Adjugé : 24 924 

Pour 24 924 €, un connaisseur faisait sien Le Repos, nu costumé, brossé en 1940 (voir l'article Le monde du spectacle par Brianchon de la Gazette n° 24, page 151). Rappelons seulement que le pedigree de ce petit chef-d’œuvre au coloris fort, égrène les accrochages prestigieux à Paris, Londres ou Lausanne ; il s’affirme aussi comme l’une des toiles préférées du «peintre de la réalité poétique», qui l’avait gardée chez lui jusqu’à sa disparition en 1979. Plus tôt, Vincent Courdouan avait fixé en 1869 Le Canal de Mahamoudieh, sur une toile décrochée pour 12 400 €. Il faut noter qu’elle a figuré dans l’exposition consacrée au peintre au musée d’art de Toulon en octobre 2000. On revenait au monde du spectacle avec un tableau signé par Claude Vénard, convoquant une Arlequine au parapluie vert, figure étonnante qui devait partir à 6 200 €. Avec 9 424 €, le génie de Pablo Picasso se laissait ensuite apprivoiser grâce à un pichet tourné de Madoura nommé Femme et daté 1955 ; en terre de faïence blanche, à décor aux engobes gravé au couteau, paré de bleu, grège et noir. Il s’agit d’un exemplaire numéroté 41/200, reproduit sous le n° 301 dans le catalogue d’Alain Ramié (galerie Madoura, 1988, page 155). Concluons sur ce bon score réalisé par une montre-bracelet Rolex Oyster Perpetual date Yacht Master, en or, accompagnée d’un boîtier de 40 mm (poids brut 174,55 g), empochée à 17 487 €.

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