Ambiances rêveuses de Mai-Thu et de Lalique

Le 09 janvier 2020, par Philippe Dufour

Une célèbre collection de verreries art nouveau et une gouache sur soie se taillaient la part du lion lors de cette vacation provençale.

Mai Trung Thu, dit Mai-Thu (1906-1980), Jeune femme cueillant des fruits, 1941, gouache sur soie marouflée sur papier, 40 22 cm.
Adjugé : 45 000 

Mai-Thu, né dans l’Indochine coloniale, fidèle à ses modèles féminins juvéniles et à ses ambiances empreintes de douceur, livrait la représentation, baignant dans une chaude lumière jaune, d’une Jeune femme cueillant des fruits (voir l'article Mai-Thu à Mâcon Gazette n° 43, page 120). Issue par descendance de la collection Combaud et Sauvage, des amis de l’artiste, l’œuvre exécutée en 1941 (40 22 cm) pouvait prétendre à 45 000 €. Ce sont les pièces d’une autre collection prestigieuse qui prenait sa suite : elles ont appartenu à l’incomparable collection de Barlach Heuer, ce passionné de bijoux modernistes et de verreries art nouveau. Ces dernières étaient ici dispersées, et parmi elles, un vase de la manufacture autrichienne Loetz, dont les tonalités irisées des productions l’ont toujours fasciné. Pour ce bel exemple haut de 24,60 cm (au décor connu sous la référence de «Phänomen Gre 6893»), un connaisseur proposait 5 625 €. Mais, pour 12 750 €, René Lalique prenait la première place avec un célébrissime vase (h. 26,5 cm) aux teintes laiteuses, gonflé de fleurs prêtes à éclore : le modèle «Oran», dit aussi «Aux gros dalhias», référencé sous le numéro 999 dans le catalogue raisonné de Félix Marcilhac. Toujours issu de la collection Heuer, un étonnant manteau de cheminée en fonte de style 1900 (90 80 cm), et portant les initiales «H. G.» pour… Hector Guimard. Pour l’installer chez vous, il en coûtait 5 250 €.

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