Verve romane et kermesses flamandes

Le 25 juin 2020, par Philippe Dufour

Dès l’an mille, des figures grotesques et insolites ont égayé églises et cathédrales ; bien plus tard, on a aimé peindre les fêtes de village, elles aussi souvent transgressives…

Chapiteau en pierre calcaire sculptée, à décor de feuilles d’acanthe et de deux personnages nus, 23 24 24 cm.
Adjugé : 8 400 

Pour ce qui est des ornements étranges, les sculpteurs ont rivalisé d’imagination, modelant des créatures fabuleuses, se livrant à des contorsions acrobatiques et comiques. En voici deux, des personnages nus, la tête à l’envers et se tirant les cheveux ; ils ornent un chapiteau en pierre calcaire d’époque médiévale (23 24 24 cm), et leur regard indique qu’ils ont été exécutés pour être vus de bien plus bas… 8 400 € couronnaient cette belle pièce. Au tournant du XVIIe siècle, du côté d’Anvers, certains artistes s’attachent à représenter les festivités paysannes, tels le grand Pierre Paul Rubens et Cornelis de Wael, l’auteur d’une toile mettant en scène Une kermesse de village (68 101 cm). L’œuvre, inscrivant 6 360 €, appartient à un groupe de sujets champêtres probablement inspirés par la célèbre Kermesse que le maître flamand peignit vers 1635-1638. C’est à une autre fête, célébrant l’alliance de l’homme et de l’animal, que nous conviait ensuite Pablo Picasso. Pour Madoura, il a créé en 1952 le pichet Cavalier et cheval (h. 21 cm). La pièce est tournée en terre de faïence blanche, avec un décor aux engobes noir, rouge et bleu ; le modèle est répertorié sous le n° 137 dans Picasso, catalogue de l’œuvre céramique édité d’Alain Ramié. D’un tirage à 300 exemplaires (celui-ci étant le n° 154), marquée des cachets en creux «Madoura plein feu» et «Édition Picasso», elle était saisie à 9 120 €.

dimanche 21 juin 2020 - 14:00 - Catalogue
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