Alix Aymé en Indochine, Henri Barnoin en Bretagne

Le 25 juin 2020, par Philippe Dufour

Les peintures s’avéraient vivifiantes à Dinan, avec un hommage à la région sous le pinceau d’un Breton d’adoption et une vision d’Extrême-Orient par celle qui tomba sous le charme de ses habitants.

Alix Aymé (1894-1989), Portrait de jeune Vietnamienne, peinture sur soie, 31 24 cm.
Adjugé : 7 110 

C’est en 1925 qu’Alix Aymé découvre le Vietnam, y donnant bientôt des cours de dessin au lycée français d’Hanoï. Fascinée par le pays, elle y retournera pour en saisir tous les visages, et participer à l’aventure de l’École des beaux-arts de l’Indochine. L’artiste a alors peint sur soie ce Portrait de jeune Vietnamienne (31 24 cm), qui attirait 7 110 €. Henri Barnoin, parisien de naissance, a, lui, aimé la Bretagne et l’a arpentée dans tous les sens pour en fixer les scènes traditionnelles et populaires. Comme à travers sa toile représentant un Marché (54 65 cm), acquise à 4 600 €, ou encore avec Le Débarquement du poisson à Concarneau (44 54 cm), un pastel – technique où il excelle – décroché pour 2 400 €. Mais un peintre ancien de renommée s’était aussi invité à cette vacation : Jean-Baptiste Monnoyer, qui a signé une nature morte représentant de caractéristiques Fleurs dans une corbeille en osier sur un entablement en pierre. La toile (60 73 cm) recueillait 5 500 €. C’est un sculpteur talentueux qui fermait la marche : Ary Jean Léon Bitter (1883-1973). Né à Marseille, où il a laissé deux importants groupes de pierre ornant les escaliers de la gare Saint-Charles, il est l’auteur d’une paire de serre-livres «Éléphants» en bronze à patine brune (24 10 cm), qui attirait 5 150 €.

dimanche 14 juin 2020 - 10:00, 14:00 - Live
61, avenue René-Cassin 22100 Dinan
Jager et Trouvé
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