Larguer les amarres avec Eugène Boudin

Le 02 juillet 2020, par Philippe Dufour

Une invitation au voyage était lancée à Carcassonne par Eugène Boudin. Beaucoup répondaient à l’appel, mais il ne devait y avoir qu’un seul élu… On se consolait grâce à une opulente ménagère de Puiforcat.

Eugène Boudin (1824-1898), Trouville, le port, huile sur panneau signée, 35,5 27 cm.
Adjugé : 67 100 

L’air et la lumière circulent sur ce panneau, presque palpables. Le maître des phénomènes atmosphériques du littoral de l’Ouest a encore réussi son coup, avec un tableau montrant Trouville, le port (35,5 27 cm). Il s’agit naturellement de son lieu favori, ici magnifié par un format tout en hauteur où se déploient les gréements et les voiles blanches d’un grand bateau de commerce (voir l'article Eugène Boudin, peintre de marines de la Gazette n° 24, page 152). Ce très bel exemple de la sensibilité du maître impressionniste a été ferraillé jusqu’à 67 100 €. Sans transition, c’est donc une somptueuse ménagère en argent massif qui lui succédait, des environs de 1924 et issue du modèle Chantaco de la maison Puiforcat. Monogrammée «MM», elle se compose de deux cent huit pièces, pour un poids d’environ 14 960 g, et se range dans un coffret portant la marque de la «Maison Jacquot, orfèvre à Nancy». Elle a attiré pas moins de 25 010 €. Notons que du même modèle, deux plats en argent pesant au total 2 130 g ont recueilli 3 599 €, et un plateau carré (1 150 g), 2 562 €. Toujours au rayon des arts décoratifs, un plat de Pablo Picasso pour l’atelier Madoura, nommé Tête de chèvre de profil (diam. 25,5 cm), d’un modèle créé en 1950 et édité à 60 exemplaires, s’échangeait contre 4 392 €.

samedi 27 juin 2020 - 14:30 -
30-32, avenue Franklin-Roosevelt 11000 Carcassonne
Carcassonne Enchères
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