Vénus d’hier et d’aujourd’hui

Le 01 juillet 2021, par Philippe Dufour

Deux statuettes rendaient hommage aux rondeurs féminines, l’une signée par leur meilleur interprète de la fin du XXe siècle, Volti, l’autre par un artiste anonyme, mais talentueux, de l’Antiquité.

Antoniucci Volti (1915-1989), La Romaine ou Nu assis, une serviette sur les genoux, bronze à patine vert nuancé brun, signé «Volti» et numéroté 2/8, cachet et mention du fondeur en toutes lettres «Susse Fondeur Paris» à la base, 53 27 33,5 cm.
Adjugé : 16 075 

Débutons par l’artiste le plus récent : Antoniucci Volti, qui a décliné tout au long de sa carrière de plasticien la figure de la femme, était ici l’auteur de La Romaine, ou Nu assis, une serviette sur les genoux (voir l'article Antoniucci Volti, divinité romaine modernisée de la Gazette n° 23, page 180). Il s’agit naturellement d’une figure de bronze, à patine vert nuancé brun, signée et numérotée «2/8», portant le cachet tant recherché de «Susse Fondeur Paris». Assise en majesté, cette beauté latine aux formes de déesse-mère (53 27 33,5 cm) connaît une sœur jumelle, mais en terre cuite, exposée en permanence au musée Volti de Villefranche-sur-Mer. Aussi, elle ne pouvait qu’attirer une enchère de 16 075 €. Lui succédait l’une de ses semblables, celle-ci véritable Romaine du Ier siècle av. J.-C. ou du Ier siècle après… L’effigie en bronze à patine noire, de très belle qualité de fonte et d’exécution, reprend le type de la déesse Vénus pudique, à la célèbre pose : debout, sur un socle à décors de frises d’oves, sa main droite couvrant son sexe tandis que la gauche tente de cacher sa poitrine ; ses cheveux sont noués en boucles au sommet de la tête et des mèches retombent sur ses épaules (h. : 20,3 cm). Pour cette pièce remarquable issue d’une collection particulière française et acquise avant 1975, il fallait avoir prévu 11 500 €.

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