Abstraction lyrique de Marfaing ou pointillisme de Laugé

Le 20 juin 2019, par Philippe Dufour

André Marfaing est l’un des maîtres de l’expression abstraite des années 1960, bâtissant une œuvre exigeante qui se joue des contrastes entre le noir et le blanc.

André Marfaing (1925-1987), Composition, 1967, huile sur toile, 54 81 cm.
Adjugé : 27 900 

Influencé par l’art monochrome d’un Soulages, le Toulousain a finalement préféré cette dualité pour faire surgir la lumière. Sa peinture de 1967, intitulée Composition, illustrait la recherche d’un artiste usant de larges à-plats de matière vivante ; une gestuelle de plus en plus appréciée, et récompensée ici par 27 900 €. Autre méridional très recherché, Achille Laugé était aussi présent avec le Portrait de Pierre Laugé, fils de l’artiste, brossé vers 1896-1897. Accompagné d’un certificat de Nicole Tamburini, la toile pointilliste, montrant un profil très symboliste de l’enfant, partait pour 19 840 €. De cette fin du XIXe siècle en pleine mutation esthétique, une paire de vases aux dimensions importantes (environ 89 cm de hauteur) rappelait le rôle joué par Pierre Adrien Dalpayrat dans le domaine de la céramique. Pour ces pièces flammées de rouge, de jaune et brun, deux amateurs se disputaient jusqu’à 12 760 €. Et c’est encore au rayon des arts décoratifs, que se nichait un autre bon résultat : les 8 680 € attribués à une imposante paire de miroirs girandoles, en bois sculpté et doré, de ce style rococo en vogue dans l’Italie au XVIIIe siècle. Concluons sur une note musicale, grâce au violon français de l’école de Derasey, réalisé en modèle «Guarnerius» vers 1870, et saisi pour 6 080 €. En revanche, le Paysage animé attribué à Jean Joseph Xavier Bidault (voir l'article Un paysage de rêve de la Gazette n° 22, page 184) n’a pas été vendu.

mercredi 12 juin 2019 - 14:30 -
Salle du Crédit Municipal, 6, rue Urbain-Vitry 31000 Toulouse
Artcurial Toulouse - Jean-Louis Vedovato
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