Paris sur Seine, vue par un Flamand

Le 16 septembre 2020, par La Gazette Drouot

Une paire de toiles attribuées à Bout a enflammé cette session, non seulement en raison de leur haute qualité picturale, mais aussi pour ce qu’elles nous apprennent sur la vie parisienne d’alors.

Attribuées à Pieter Bout (1658-1719),Vues de Paris : Le Pont-Neuf vu de l’entrée de la place Dauphine, le quai Malaquais avec le collège des Quatre-Nations et la Grande Galerie du Louvre ; Vue de Paris vers l’île de la Cité, paire de toiles, 93 x 143 cm et 100 x 141 cm.
Adjugé : 39 246 €


Marchands, passants et badauds sur le Pont-Neuf, ou encore déchargeurs et groupes de chevaux que l’on baigne dans les eaux saumâtres de la Seine… Il y a tout cela sur les deux panoramas attribués à Pieter Bout, et bien d’autres informations (voir l'article Paris à la fin du XVIIe siècle de la Gazette n° 30, page 76). Mesurant pour le premier 93 143 cm, et 100 141 cm pour le second, ces deux tableaux évoquent aussi de nombreuses réalisations du prolifique Flamand Pieter Bout – auquel on les attribue –, qui vécut à Paris entre 1675 et 1677. Aussi séduisaient-elles ensemble à hauteur de 39 246 €. Côté arts décoratifs, un opulent miroir en bois sculpté et doré (156 97 cm), à riche décor de feuillages et volutes avec incrustations de nacre et motifs peints de fleurs, changeait de murs contre 27 060 € ; il s’agit d’un travail italien du XVIIIe siècle. D’époque Louis XV pour sa part, une console en bois doré (85 166 67 cm), surmontée d’une glace de boiserie, à décor sculpté de feuilles, pampres de vigne et coquilles, attirait 20 256 €. Tout aussi rococo, un triptyque en azulejos de faïence à décor rocaille, en camaïeu bleu d’architectures de jardins dans des réserves rocaille, a vu le jour dans le Portugal du XVIIIe siècle (170 260 cm) ; remonté sur un panneau, il trouvait ici preneur à 12 915 €. 

Panorama (après-vente)

Éblouissant Samson

À somptueux décor polychrome, cette paire de bustes sur gaines en faïence et portant la marque de Samson s’imposait à Creysse, lors de la vente menée par l’Hôtel des ventes de Bergerac Boissinot & Tailliez OVV, le vendredi 11 septembre. L’un représentant une allégorie du Printemps sous les traits de Flore et l’autre celle de l’Automne, avec le visage de Bacchus (225 52 cm), il s’agit de reprises des bustes réalisés par la manufacture rouennaise de Nicolas Fouquay, vers 1730. Ces artefacts de choix ont fait l’objet d’une préemption au profit du Musée du domaine départemental de Sceaux, à raison de 11 520 €. 

vendredi 11 septembre 2020 - 14:30 -
11, route de la Nauve 24100 Creysse-Bergerac
Hôtel des Ventes de Bergerac Boissinot & Tailliez
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne