Le port de La Rochelle selon Paul Signac

Le 31 octobre 2019, par Philippe Dufour

Outre son aquarelle vaporeuse représentant une vue de la cité de Charente-Maritime, un programme fort diversifié proposait aussi un mobilier original des Scarpa, ainsi qu’une sculpture d’Auguste Moreau.

Paul Signac (1863-1935), Le Port de La Rochelle, le clocher Saint-Sauveur et la tour de Nesle, aquarelle, signée et située en bas à gauche, 26,3 40,5 cm.
Adjugé : 19 900 

Fasciné par la mer et ses effets de lumière mouillée, Paul Signac a multiplié les scènes inspirées par le littoral. En 1929, il débute sa série d’aquarelles décrivant les ports de France, du nord au sud ; il représente à l’aide de touches légères celui de La Rochelle, le clocher Saint-Sauveur et la tour de Nesle (26,3 40,5 cm) pointant au-dessus du bassin, où se balancent les gréements (24 875 €). À noter qu’une attestation d’authenticité de Marina Ferretti, en date du 20 avril 2015, l’accompagnait. Au rayon des arts décoratifs, on pouvait découvrir un rare mobilier de salle à manger, dû aux designers Tobia et Afra Scarpa (avec Maxalto comme fabricant/éditeur), et relevant d’une série initiée en 1975 ; pour ces six chaises «Africa» de type totémique, assorties à une table ronde en noyer et bois clair, il fallait prévoir 15 000 €. Beaucoup plus ancien, un cabinet en ébène de la fin du XVIIe siècle (176 54 162 cm), gravé de fleurs, avec à l’intérieur, un superbe théâtre de placages de couleur, s’ouvrait pour 16 250 €. Enfin, la sculpture n’était pas en reste avec un important groupe en marbre de Carrare, Le Baiser ou Cupidon et Psyché ; signé sur la terrasse (h. 83 cm), il vous conquérait contre 18 750 €.

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