De Birotheau à Severini, variation sur le portrait

Le 30 janvier 2020, par Philippe Dufour

Gros plan sur des visages, façon romantique par le Vendéen, ou pointilliste par le jeune Italien, avant qu’il ne devienne l’un des ténors du futurisme.

Gino Severini (1883-1966), Portrait de monsieur Eugène Meron, 1910, pastel sur papier, 63 50 cm.
Adjugé : 38 080 

En 1910, Gino Severini peint encore d’une manière assez sage en appliquant les leçons du post-impressionisme. Séjournant à Civray dans le Poitou, il y exécute le Portrait de monsieur Eugène Meron, dont les coloris rose et vert tendres contrastent avec le costume noir du modèle (voir l'article Gino Severini, portraitiste dans le Poitou de la Gazette n° 3, page 66). Rehaussé par un solide cadre en acajou, ce pastel sur papier devait attirer 38 080 €. On pouvait se consoler en achetant pour 6 188 € une paire d’huiles sur toile brossées par Ferdinand Birotheau : les portraits d’un Couple aristocratique (130 103 cm), avec leur riche cadre en bois doré sculpté aux armoiries. Du même artiste, une seconde paire de portraits dans le même goût (126 103 cm), inscrivait 5 950 €. Quant au grand Portrait d’Augustin Daniel Belliard, général de division français de la Révolution et de l’Empire (130 100 cm), il pouvait prétendre à 7 735 €. Au rayon des arts appliqués, on découvrait un impressionnant surtout : une nef de table en argent, véritable galion aux voiles gonflées par le vent (67 70 cm). Décoré de scènes au repoussé décrivant Neptune, il s’agit d’un travail étranger du XIXe siècle, d’un poids brut de 7,5 kg, qui séduisait un connaisseur à hauteur de 19 992 €.

samedi 25 janvier 2020 - 14:00 -
66, route des Sables 85000 La Roche-sur-Yon
Cote Enchères Atlantique
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