Une bonne prise

Le 27 juin 2019, par Sophie Reyssat

Succès pour la peinture, grâce à un tableau mythologique d’Hendrick Van Balen et un paysage nocturne d’Abraham Pether.

Hendrick Van Balen (1575-1632) et atelier de Jan Bruegel, Diane et ses nymphes revenant de la pêche et de la chasse, cuivre parqueté, 47 68 cm.
Adjugé : 45 000 

Cette œuvre est de celles pour lesquelles Hendrick Van Balen a toujours été apprécié. Si l’artiste anversois, membre de la guilde de Saint-Luc vers 1592, a réalisé nombre d’imposants tableaux d’autel, ses peintures de cabinet décrivant des scènes mythologiques ou allégoriques constituent la facette séduisante de sa production. Pour ces œuvres précieuses, l’artiste choisit un support de cuivre. Ce matériau, dont l’emploi s’est développé conjointement à la gravure, est très utilisé en Europe du Nord, et connaît alors son apogée. Il permet de travailler par glacis, ce qui confère une délicatesse particulière au rendu transparent des chairs. Exécutés avec minutie et une touche encore maniériste, les personnages féminins de Van Balen n’en sont que plus aimables. Pour le reste de ses compositions  paysages, animaux et architectures , il recourt fréquemment à d’autres artistes, en particulier de l’atelier de Bruegel. Un autre peintre était également salué : le paysagiste anglais du tournant du XIXe siècle Abraham Pether, dont le Clair de lune était emporté pour 13 750 € (voir l'article Pether, artiste lunaire de la Gazette n° 24, page 132). Autre succès à noter, à 11 250 €, pour un service de table de la manufacture Potter et Blancheron. Ses cent quarante pièces en porcelaine de Paris ont été fabriquées vers 1790-1798 et s’ornent de bouquets de roses, sur fond blanc, dans des encadrements de guirlandes de fleurs soulignées de liserés jaunes et de filets dorés…

La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne