Au bal en 1840, avec Amaury Duval

Le 27 février 2020, par Philippe Dufour

À Laval, plusieurs pièces évoquaient la première moitié du XIXe siècle, entre militaria et portraits de jeunes personnes en tenue romantique.

Amaury Duval (1808-1885), Portrait de jeune fille, huile sur toile, 115 88 cm.
Adjugé : 23 790 

23 790 € : c’est le score qu’inscrivait ce Portrait de jeune fille (115 88 cm) peint dans un ovale par Amaury Duval, au cours des années 1840. S’il s’inspire parfois de l’Antiquité pour des scènes animées, c’est surtout dans la représentation du visage de ses contemporains qu’il excelle. Il faut dire qu’il a été à bonne école, avec l’enseignement reçu dans l’atelier de Jean-Dominique Ingres. De là, sa facture lisse, qui devait séduire une clientèle aristocratique, mais également déplaire fortement à un certain Baudelaire. Notre sage demoiselle en robe blanche, coiffée d’anglaises, est un parfait exemple de son style très épuré, au rendu parfois porcelainé. Anonyme, un Enfant faisant des bulles attirait quant à lui 5 490 €. Dans une atmosphère tout autre, scintillaient les ors de deux casques empanachés de cette même période. Le premier – emporté à 4 514 € – avait coiffé un officier de chevau-légers de la Maison du roi après 1814 ; sur fond laqué noir, se détachent des volutes d’acanthe, tandis qu’une crinière s’échappe d’une haute crête. Le second, de 1854, était destiné à un cuirassier de la Garde impériale ; il partait à 4 758 €. Côté mobilier, signalons encore un grand tapis exécuté jadis en Chine, et portant une marque à déchiffrer : il était disputé à hauteur de 11 468 €. En revanche, le fauteuil d’époque Louis XVI ayant appartenu au comte d’Artois, reproduit page 92 de La Gazette n° 6 (voir l'article Un siège pour le comte d’Artois), n’a pas trouvé preneur.

jeudi 20 février 2020 - 14:30 -
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