D’un émail de Pierre Reymond à une tête de Cazaubon

Le 06 février 2020, par Philippe Dufour

La dispersion de l’impressionnante collection de Gérard Coze (1931-2019), ancien architecte des bâtiments de France et conservateur du Domaine national de Pau, débutait ce 1er février.

Limoges, troisième quart du XVIe siècle, attribué à Pierre Reymond (1513-1584). Métamorphose d’Actéon, plaque en émail peint en grisaille avec rehauts d’or, 11 17 cm.
Adjugé : 24 054 

Le premier opus de cette vacation prévue en trois actes a vu la victoire – à 24 054 € – de cette plaque en émail peint en grisaille avec rehauts d’or, représentant la Métamorphose d’Actéon. Elle est attribuée à Pierre Reymond, s’inspirant d’une gravure de Jean Mignon, elle-même dérivée d’une œuvre de l’Italien Luca Penni des environs de 1550 ; datant du troisième quart du XVIe siècle, l’artefact (11 17 cm) a été réalisé dans un atelier de Limoges. L’artiste a choisi de représenter l’instant précis où Diane, au bain et entourée de ses suivantes, est surprise par Actéon (déjà transformé en cerf) tenant une pique et accompagné d’un chien. Détail non sans importance, le contre-émail est d’un coloris saumoné. D’esprit baroque, malgré une datation de la fin du XVIIIe siècle, deux suspensions figurant une sirène en bois sculpté polychromé, flanquée de bois de cervidé (67 60 135 cm et 37 90 63 cm), provenaient d’Allemagne du Sud. Pour les décrocher, il fallait miser 5 191 € sur chacune. Du côté des cimaises, c’est une grande toile (199 143 cm) d’Eugène Baptiste Dauphin, un Voilier dans le port de Toulon de 1888, qui tirait son épingle du jeu avec 6 077 €. Quant à La Tête de femme de Pierre-Alfred Cazaubon (voir l'article Collection du palois Gérard Coze de la Gazette n° 3, page 64), elle partait à 4 674 €.

samedi 01 février 2020 - 12:00 -
3, allée Catherine-de-Bourbon 64000 Pau
Carrère & Laborie
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