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Délicate hirondelle blessée d'Alfred Boucher

Le 18 novembre 2021, par Anne Doridou-Heim

Le sculpteur Alfred Boucher, appartenant aujourd’hui à l’histoire de l’art classique, a connu de son vivant une grande notoriété.

Délicate hirondelle blessée d'Alfred Boucher
Alfred Boucher (1850-1934), Hirondelle blessée, marbre blanc, h. 71 cm.
Adjugé : 53 760 

Rien ne prédestine Alfred Boucher à suivre une voie artistique, sinon les hasards heureux de la vie. Son père est le jardinier d’un sculpteur académique de Nogent-sur-Seine qui, voyant les aptitudes de l’enfant, le recommande à l’un de ses amis, Paul Dubois (1829-1905). Celui-ci le guidera vers Paris et les Beaux-Arts. La route est ouverte : les amitiés avec Auguste Rodin et Camille Claudel, sa présence dans les salons, où son talent est remarqué, et les nombreuses commandes de bustes de figures politiques et scientifiques en font un artiste officiel, reconnu et honoré. Il choisit souvent des sujets sociaux et naturalistes d’hommes au travail et d’ailleurs, n’oubliera jamais d’où il vient. C’est en effet à lui que l’on doit la naissance d’un lieu devenu mythique, la «Ruche des arts», où, contre un faible loyer, les artistes les plus modestes pouvaient disposer d’un atelier. Mais en parallèle, il affectionne des thèmes plus poétiques, associant nu féminin et mythologie, comme dans la série des «Volubilis» et celle des «Baigneuses». L’Hirondelle blessée, retenue à 53 760 €, appartient à la seconde, des plus décoratives. On comprend le succès qu’elle a rencontré lors de sa présentation au Salon de 1898, connaissant des éditions aussi bien en bronze qu’en biscuit de Sèvres.

Panorama (après-vente)

De tous ses feux

Le 18 novembre 2021, par Anne Doridou-Heim

Si ce diamant a été choisi par la maison Van Cleef & Arpels pour être l’ornement principal, ou presque, d’une bague en platine doré – il est juste épaulé…

De tous ses feux

Si ce diamant a été choisi par la maison Van Cleef & Arpels pour être l’ornement principal, ou presque, d’une bague en platine doré – il est juste épaulé de deux diamants taper –, on peut supposer qu’il possédait de nombreuses qualités ! De fait, la gemme ronde de taille brillant pesant 5,56 ct, si elle n’est que de pureté SI2, arborait une couleur D, soit la classification la plus prisée en termes de blancheur. Nimbée de cette brillance, la pierre triplait son estimation et terminait sa course à 180 480 €, mardi 9 novembre à Drouot sous le marteau de Tessier & Sarrou et Associés.

Panorama (après-vente)

Essayage réussi

Le 18 novembre 2021, par Anne Doridou-Heim

Vers 1865, le second Empire brille encore de tous ses feux et les bals s’enchaînent : mariages, naissances, fêtes publiques ou privées, tous les prétextes…

Essayage réussi

Vers 1865, le second Empire brille encore de tous ses feux et les bals s’enchaînent : mariages, naissances, fêtes publiques ou privées, tous les prétextes sont bons. L’impératrice, élégante, suit la mode, les dames de la haute société aussi, et la crinoline, apparue à la fin du règne de Louis-Philippe, devient la pièce phare de la garde-robe. On distingue les modèles du jour, plus sobres, et ceux du soir, ménageant un profond décolleté. Tous ont le point commun de voir leur galbe augmenter, pour atteindre en 1866 des proportions gigantesques. Exprimant cette tendance, cette robe de bal en gaze de Chambéry blanc à rayures bleu ciel, griffée «Mme Vignon à Paris», entrait dans la ronde à 3 840 €, chez Tessier & Sarrou et Associés (M. Grassat), le mardi 9 novembre à Drouot.

Tableaux - Mobilier et Objets d'Art
mardi 09 novembre 2021 - 13:30 (CET) - Live
Tessier & Sarrou et Associés
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