Suzanne Belperron pour Janine Saladin

Le 11 juin 2020, par Anne Doridou-Heim

Les parures de Suzanne Belperron, après avoir séduit en leur temps Janine Saladin, ont aujourd’hui accroché d’autres regards.

Suzanne Belperron (1900-1983), paire de boucles d’oreilles en or jaune, chacune à décor de «paillottes» retenant en pampille de petites boules d’émeraudes, poids brut 15,5 g, l. 3,7 cm.
Adjugé : 22 400 

Entre femmes de tête on se comprend, forcément. Il était assez logique que Janine Saladin (1920-2019), l’une des premières têtes féminines à intégrer la haute administration (voir l'article Collection Janine Saladin de la Gazette n° 21, page 46), s’intéresse aux créations de Suzanne Belperron (1900-1983), l’un des noms les plus talentueux du XXe siècle en matière de bijoux. L’écrin de la collectionneuse comportait dix pièces emblématiques d’un style et d’une époque. Toutes ont été acquises entre 3 072 € – un collier de soixante-neuf perles de culture en chute au fermoir orné de rubis – et 22 400 € pour cette paire de boucles d’oreilles en or jaune, chacune à décor de «paillottes» retenant une pampille de petites boules d’émeraudes. Le clip de revers reproduit dans la Gazette ci-dessus mentionnée accrochait 16 640 €, une bague en calcédoine gravée d’un décor de tourbillons présentant au centre une perle, réalisée vers 1937, retenait 12 800 € et un autre modèle de bague, de forme «casque» celle-là et exploitant la beauté unique de l’or pur martelé, 16 640 €. Un dernier regard permettait d’admirer une autre paire de boucles d’oreilles, toujours en or et de forme bombée, mais retenant en pampille des motifs piriformes, l’un en or, l’autre en jade. Une création vraiment originale du début des années 1970, exécutée par Darde et Cie pour l’une, par Jacques Ferré après 1974 pour l’autre. Elle a été adjugée 16 000 €.

Panorama (après-vente)

Devant les projecteurs

Le 11 juin 2020, par Anne Doridou-Heim

Les succès récents du biopic cinématographique (Dalida, réalisé par Lisa Azuelos) et de l’exposition du palais Galliera, tous deux visibles en 2017 pour honorer le trentième anniversaire de sa mort, prouvent combien Dalida tient au cœur de nombreux Français et comment, d’idole des années 1980, elle est parvenue à séduire une nouvelle génération ! L’une des nombreuses robes de scène dans lesquelles elle aimait à apparaître, signée Pierre Balmain (1914-1982), son couturier fétiche, montait sur la scène des enchères le jeudi 4 juin à Drouot, chez Tessier & Sarrou et Associés (M. Grassat). Ce modèle en velours dévoré et Lurex noir, porté vers 1980, projetait à 14 080 € la lumière des projecteurs sur celle qui chantait vouloir «mourir sur scène».

jeudi 04 juin 2020 - 13:30 - Live
Tessier & Sarrou et Associés
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