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Au rendez-vous des Altesses et princesses russes

Le 02 décembre 2021, par Philippe Dufour

Leurs noms se retrouvaient en haut de l’affiche, grâce à des portraits altiers et recherchés ; mais la peinture italienne baroque n’était pas oubliée…
 

Au rendez-vous des Altesses et princesses russes
École russe de la fin du XVIIIe siècle, atelier de Vladimir Borovikovski (1757-1825), Portrait de la grande-duchesse Hélène Pavlovna de Russie, portant l’ordre de Sainte-Catherine, huile sur toile, 72 58 cm.
Adjugé : 77 000 

La grande-duchesse Hélène Pavlovna de Russie, petite-fille de l’impératrice Catherine II, nous sourit à travers cette toile au rendu délicat ; elle porte épinglé sur sa robe l’ordre de Sainte-Catherine créé par Pierre le Grand en 1713, destiné aux femmes de la noblesse (voir l'article Portrait de l'atelier de Vladimir Borovikovski de la Gazette n° 41, page 163). L’œuvre se révèle être une réplique avec variantes du tableau – aujourd’hui conservé au palais de Gatchina, près de Saint-Pétersbourg – peint en 1796 par Vladimir Borovikovski, un important portraitiste russe, célèbre à la fin du XVIIIe et au début du siècle suivant. La toile, représentant l’adolescente gracieuse, a finalement conquis 77 000 €, à partir d’une estimation haute de 12 000 €. Et c’est une autre altesse qui lui succédait, acquise pour 6 832 € : la dernière souveraine Romanov, Alexandra Feodorovna épouse de Nicolas II, portraiturée par un artiste de l’école francaise du début du XXe siècle, sur une toile (50 30 cm) portant au revers l’inscription : « Un des derniers portraits de la Tsarine…». Issu de la cour de Berlin, se faisait aussi remarquer un Portrait de Guillaume Ier (1797-1888), une toile datée «1864» par l’atelier de Franz Xaver Winterhalter (74 61 cm) ; la représentation de ce roi de Prusse, proclamé le premier empereur d’Allemagne sept ans plus tard, attirait 18 300 €. Retour à la peinture plus classique ensuite, à commencer par une école italienne de la fin du XVIIIe siècle, par l’entourage de Francesco Tironi : la Vue de l’église san Pietro di Castello à Venise, fixée sur toile (58 84 cm), nécessitait 31 720 €. Elle rivalisait avec une école lombarde du XVIIe siècle, par un suiveur de Camillo Boccacino, mettant en scène Vénus et Cupidon (130 112,5 cm) ; la toile, une reprise du tableau du maître conservé à la Brera de Milan, a mérité 14 640 €.

dessins, tableaux anciens, du XIXe, modernes et contemporains, objets de vitrine, argenterie, céramiques, arts décoratifs du XXe, mobilier et objets d'art
mercredi 24 novembre 2021 - 14:15 (CET) - Live
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