L’amour conjugal fêté par Nonotte

Le 22 octobre 2020, par Philippe Dufour

De la peinture intimiste du siècle des Lumières à l’ébénisterie innovante du XXe siècle, les connaisseurs étaient comblés par des pièces bien sélectionnées.

Donatien Nonotte (1708-1785), Charles Joseph Chossat de Montessuy (1740-1806), officier au régiment lyonnais, et son épouse Marguerite Hubert de Saint-Didier (1749-?), huile sur toile signée et datée, cadre en bois doré et sculpté du XVIIIe siècle, 83 103,5 cm.
Adjugé : 24 200 

La situation n’était pas si courante à l’époque des mariages arrangés pour ne pas être soulignée : la joie de ce couple qui se retrouve, après une longue séparation due sans doute à la fonction du cher et tendre… Charles Joseph Chossat de Montessuy (1740-1806), officier au régiment lyonnais, et son épouse Marguerite Hubert de Saint-Didier (1749-?) expriment sans détour leur bonheur, sous le pinceau expert de Donatien Nonotte (voir l'article En famille avec Nonnotte de la Gazette n° 35, page 105). La scène (83 103,5 cm), fixée sur toile en 1769, n’omet aucun détail des retrouvailles réussies : les expressions spontanées de surprise, le chien fidèle sautant de joie, et même le portrait de leur bambin exposé à l’arrière-plan. Beaucoup de qualités – et de charme – qui venaient s’ajouter à un excellent historique, puisque le tableau est demeuré jusqu’à ce jour dans la descendance de l’artiste, en Alsace. L’œuvre ne pouvait donc qu’atteindre ces 24 200 €, déboursés par un amateur. Une autre peinture, du XIXe siècle cette fois, rencontrait – pour 5 687 € – les faveurs du public : une vue de L’Acropole d’Athènes brossée par Pierre Bonirote. Au rayon des arts décoratifs, un cabinet en trois parties, avec son piétement peint en crème et aux reliefs or, a attiré 4 598 € ; le bel objet (164,5 114,5 59 cm), provenant d’un château proche de Feldkirch, a vu le jour en Autriche, au XVIIIe siècle. Mais c’est un ensemble dans le goût de Jacques Adnet, des années 1950-1960, qui en a surpris plus d’un par ses bons scores… En orme, métal et cuir sellier, il se signalait d’abord par un buffet bas à deux portes (6 957 €), suivi d’une desserte (3 509 €), d’une table de salle à manger (3 025 €) et d’une paire de fauteuils (1 512 €).

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