Racines terriennes

Le 16 mai 2019, par Philippe Dufour

On revisitait terroirs et figures de l’Hexagone, avec des peintres amoureux de leur région tels Martin, du Puigaudeau, Villon ou Rebeyrolle.

Henri Martin (1860-1943), Le Ruisseau, vers 1926, huile sur toile, 107 80 cm. Adjugé : 297 600 


Les reflets dans l’eau, le frémissement de la rivière sur les barrages formés par les cailloux… Il y a tout cela dans le tableau d’Henri Martin intitulé Le Ruisseau.
Peinte vers 1926, la toile (voir
Gazette, n° 16, page 75 Et au milieu coule la rivière) a constitué le meilleur résultat de la semaine avec 297 600 €. Une œuvre inspirée par le Quercy, naturellement,
et qui sera incluse dans les archives destinées au catalogue raisonné du maître. Ferdinand du Puigaudeau jouait avec
L’Ombre chinoise ou Le Lapin, appelée aussi Effet de lumière (voir Gazette n° 17, page 95), une toile pleine de fantaisie qui attirait 28 520 € ; elle provenait d’un célèbre restaurant de Batz-sur-Mer, ce qui lui valait d’être préemptée par la municipalité de cette ville. Place à des personnages hauts en couleur, avec tout d’abord Jacques Villon, qui avait dépeint une Dame en bleu, Louisette, silhouette très 1900… Une toile adjugée 25 420 €. À 22 320 €, un choix s’imposait entre une peinture et une sculpture. La première, une huile sur toile signée et datée 1986, était due à Paul Rebeyrolle et s’intitulait Oui Mon Capitaine. La seconde mettait en scène Thésée combattant le Minotaure (seconde version), sous la main d’Antoine Louis Barye, modelant une épreuve en bronze patiné, signée sur la terrasse, avec le cachet rond or «collection F. Barbedienne Paris», éditée vers 1877. Un autre plasticien lui succédait avec 20 460 €, Antonin Mercié avançant l’un de ses best-sellers, le David victorieux, une sculpture en bronze à patine brune, dans une fonte de Barbedienne. Plus récent, José Maria David célébrait un Lion en chasse, avec un bronze à patine brune, numérotée EA I/V (fondeur Chapon), échangé contre 10 912 €. Place aux arts du feu avec Robert Micheau-Vernez, peintre et céramiste pour Henriot Quimper, et son groupe en faïence émaillée polychrome figurant une très rare maternité du Trégor : Itron varia breiz izel, réalisée vers 1958 (21 576 €).

Panorama (après-vente)

Ursus maritimus

Cet ours polaire (Ursus maritimus II/B) provient d’une collecte ancienne au Canada. Un spécimen de grande taille (h. 251,5 cm sans le socle), qui nous rappelle que cette espèce est actuellement menacée sur son aire de répartition géographique. L’animal a été naturalisé en station bipède et en attitude de défense, gueule ouverte. Il était l’une des vedettes de la vacation de Ruellan OVV (M. Combrexelle), le samedi 4 mai à Vannes. On adoptait la bête (dûment munie de son certificat d’importation CITES délivré le 31 juillet 1990), en échange de 19 840 €.

samedi 04 mai 2019 - 14:30 -
8, rue du docteur Joseph-Audic, zone d'activités du Ténénio 56001 Vannes
Jack-Philippe Ruellan
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