Hans Bol, sur le chemin de la destinée

Le 07 janvier 2021, par Anne Doridou-Heim

Une paire de gouaches à rehauts d’or traitées comme des paraboles rendait grâce à son créateur, Hans Bol.

Hans Bol (1534-1593), L’Ânesse de Balaam (reproduite) et Le Bon Samaritain, 1583,
paire de gouaches à rehauts d’or, 12 
18 cm.
Adjugé : 114 840 

On gagne toujours à faire le bien autour de soi et à suivre la parole divine ! Hans Bol (1534-1593), artiste flamand de Malines, dans l’actuelle Belgique, invite le croyant du XVIe siècle à réfléchir au sens de la vie, à la raison de sa présence sur terre et aux différents chemins qu’il peut choisir de suivre. Il le fait par le biais de ce qu’il sait faire : la peinture. Ainsi exécute-il pour les Wunderkammer de ses riches contemporains de précieuses gouaches sur papier qui lui vaudront une renommée bien au-delà des frontières de Flandre et un véritable succès commercial. Il aurait débuté dans cette technique une fois installé à Anvers en 1574, à la suite de troubles religieux. La plupart de ses œuvres présentent la même minutie, que ce soit des tableaux – ainsi ceux réalisés pour la Résidence de Munich – ou les miniatures fournies en 1582 pour le livre d’heures du duc d’Alençon. Ayant conservé la fraîcheur de leurs coloris – l’une des spécificités de Bol – et montrant une réelle qualité dans le traitement de la perspective et des paysages, cette paire de petites gouaches mettant en scène les paraboles de L’Ânesse de Balaam (voir l'article Les paraboles de Hans Bol en couverture et en page 6 de la Gazette n° 43) et du Bon Samaritain n’avait pas de difficulté à trouver la bonne voie et était acquise pour 114 840 €.

Panorama (après-vente)

Un bel allant

Le 07 janvier 2021, par Anne Doridou-Heim

D’un genre très différent des deux précieuses gouaches de Hans Bol (voir l'article Sur le chemin de la destinée), un autre lot se détachait lors de la vente de Marie-Saint Germain du 15 décembre dernier. Avançant d’un pas assuré – et avec raison –, ce Chimpanzé marchant (h. 24 cm, l. 29 cm) d’Auguste Nicolas Trémont (1892-1980) attrapait 80 898 € et, au passage, un record mondial (source Artnet). L’artiste luxembourgeois s’est fait une spécialité de la sculpture animalière après qu’il eut fréquenté le Jardin des Plantes lors de ses études à l’École des beaux-arts de Paris. À ceux qui lui demandaient pourquoi il avait choisi de représenter des animaux, il répondait : «Parce que c’était la tâche la plus difficile». À voir ce singe, il a relevé le défi avec panache !

mardi 15 décembre 2020 - 02:00 - Live
Marie-Saint Germain
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