La tour Eiffel se reflétait chez Royère

Le 08 décembre 2017, par Anne Doridou-Heim

Le motif «tour Eiffel» est un classique de Jean Royère (1902-1981). Il se décline sur des tables basses, des tables de salle à manger, des consoles, des grilles, des tabourets, des fauteuils ainsi que des miroirs, où il se fait néanmoins plus rare…

Jean Royère (1902-1981), vers 1950-1951, miroir «Tour Eiffel», l’encadrement en métal noirci, les sphères en laiton patiné or, 112 x 82 cm.
Adjugé : 108 460 €

D’où les 108 460 € reflétés par le mercure de celui-ci. Il découle des recherches incessantes de combinaisons auxquelles le décorateur se livre et, alliance du croisillon et de la bille, fait son apparition en 1939, à la veille du conflit qui va embraser le monde. Le canon en sera définitivement posé en 1947 : il est formé d’un treillage en acier patiné canon de fusil, aux intersections duquel viennent se loger des billes de bronze ou de laiton. Le thème est en principe réservé aux commandes pour les pays du Moyen-Orient – on le retrouve notamment dans les salons du consulat de France d’Alexandrie. Ce miroir appartenait à la veuve de l’un des proches collaborateurs de Royère, tout comme la grille foyère (53 x 77 cm, détail reproduit page de droite) à deux vantaux, de la même époque et du même motif, avancée à 12 122 €.

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