L’orfèvrerie et l’horlogerie à l’honneur

Le 19 mars 2020, par Philippe Dufour

Plusieurs pièces évoquaient le travail d’experts en ces arts appliqués, de la Russie aux grandes maisons parisiennes.

Russie, 1908-1917. Kovsh en argent vermeillé et émaux polychromes cloisonnés, 10 23,5 cm, poids brut 335,4 g.
Adjugé : 9 345 €

Accessoire traditionnel pour la boisson, le kovsh est à l’origine simplement sculpté dans le bois, avant de devenir un emblème de l’histoire slave. A ce titre, il est transposé dans des métaux précieux au XIXe siècle, et offert bien souvent en présent officiel par les tsars. En voici un bel exemple en argent vermeillé (84 zoloznik) et émaux polychromes cloisonnés à décor de fleurs et feuillage, qui recueillait 9 345 €. D’un travail russe de la période 1908-1917 au vu de ses poinçons, la pièce possède, comme il se doit, une anse courbe et proue, à la manière d’un navire archaïque. Bien plus à l’ouest, c’est-à-dire dans la Forêt noire et la ville de Triberg, Karl Griesbaum fabriquait depuis 1905 des boîtes à oiseau chanteur en argent. Celle qui était proposée à Saint-Dié (45 10 65 cm, poids brut 576,3 g), gravée de scènes villageoises, attirait 3 988 €. De la maison Cartier, provenait une montre-bijou en or jaune, platine et diamants baguette, d’un poids brut de 82,9 g. Imaginée vers 1960, elle changeait de poignet pour 7 725 €. Tout aussi précieuse, mais dans un autre registre, une sellette décorée d’un héron en volume, supportant un cache-pot ; cette faïence de l’atelier Jérôme Massier (h. 153 cm) partait à 5 607 €. Cependant, le lot le plus récompensé s’avérait être la tête en marbre d’Apollon, d’époque romaine, qui avait fait l’objet du Zoom régions de la Gazette n° 9 : elle ne nécessitait pas moins de 33 938 € (voir l'article Sous le charme d’Apollon).