La campagne normande sous le pinceau de Radimsky

Le 01 avril 2021, par Philippe Dufour

Le Tchèque amoureux des paysages français, présent à travers l’une de ses œuvres redécouvertes, a dominé la session, où rivalisaient aussi Francesco Bassano et Jean-Francis Auburtin.

Vaclav Radimsky (1867-1946), Vue de Saint-Étienne-sous-Bailleul près de Giverny, 1911, huile sur toile signée et datée en bas à droite, 54 73 cm.
Adjugé : 46 740 

À Giverny, parmi la centaine d’artistes venus des quatre coins du monde à la fin du XIXe siècle, pour se rapprocher du maître Claude Monet, il y avait aussi des Slaves… Vaclav Radimsky a été l’un d’entre eux, et devait y vivre et travailler de 1890 à 1918, aux côtés de son épouse Louise Fromont. Il laisse ici une fort sensible Vue de Saint-Étienne-sous-Bailleul près de Giverny (54 73 cm) – une commune de l’Eure – peinte en 1911 (54 73 cm). Objet de l’article paru page 147 de la Gazette n° 11 (voir l'article Vaclav Radimsky, peintre tchèque à Giverny), la toile a été oubliée pendant des décennies derrière une cloison ; aussi a-t-elle suscité le plus grand intérêt, pour stopper son ascension à 46 740 €. Autre peintre sensible aux lumières atmosphériques de la Normandie, Jean-Francis Auburtin se laissait appréhender grâce à plusieurs feuilles, dont Sur la Côte d’Opale, nuages, une gouache monogrammée (35,5 60 cm) achetée 4 431 €, et Varengeville, les falaises de Dieppe vues du val Saint-Nicolas, une gouache et pastel (30 49 cm) à 4 305 €. Un artiste plus ancien proposait une scène tirée des Évangiles : le Vénitien Francesco Bassano, auteur d’une Circoncision fixée sur cuivre (53 42 cm). Aîné des quatre fils de Jacopo Bassano, il demeure fidèle aux thèmes développés par son père, en particulier religieux ; une influence qui lui valait sans doute ici l’enchère de 7 750 €.

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