Sous le ciseau inspiré d’Henri-Joseph Parent

Le 23 septembre 2021, par Philippe Dufour

Un exemple achevé de l’art spectaculaire du sculpteur et architecte français était à portée de mains, environné de quelques toiles de maîtres anciens.

Aubert-Henri-Joseph Parent (1753-1835), paire de médaillons en bois tendre sculpté,
une signature «A Parent Berlin» pour l’un et «A Parent» pour l’autre, diam. 
27 cm, vendue dans un encadrement d’époque Napoléon III.
Adjugé : 53 664 

Aubert-Henri-Joseph Parent, natif de Valenciennes, est présenté à Louis XVI en 1777, à qui il offre un panneau célébrant le centenaire du rattachement de sa ville natale. Séduit, le monarque financera le voyage en Italie de l’artiste. Son art virtuose du bois sculpté (en général, le tilleul) sera dès lors très recherché. Avec la Révolution, Parent émigre en Suisse, puis en Prusse. C’est peut-être de cette période que date la paire de médaillons présentée ici, dont l’un porte la signature «A Parent Berlin». Ces artefacts en bois tendre finement ciselé figurent des scènes naturalistes, avec Chouette, souris et moineaux pour l’un, et l’Attaque d’un nid par un serpent pour l’autre. Une maestria qui a été récompensée par 53 664 €. Sur les cimaises également : des toiles, à l’image d’une Architecture baroque de fantaisie près d’un port (136,5 174 cm), avec à droite la statue équestre de Marc-Aurèle, attribuée à l’Anversois Jacob Balthasar Peeters (voir Gazette n° 31, page 68). On la décrochait en échange de 11 981 €. C’est une copie du XIXe siècle qui la suivait, pour 6 864 € : celle du Portrait de la baronne Henri-Charles-Emmanuel de Crussol Florensac, d’après le portrait (1785) d’Élisabeth Vigée Le Brun conservé au musée des Augustins de Toulouse.

samedi 18 septembre 2021 - 14:00 - Catalogue
Carrère & Laborie
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