Chu Teh-chun, Angelo Caroselli et du mobilier classique

Le 11 juillet 2019, par Philippe Dufour

Elle était très attendue par les connaisseurs du grand peintre chinois : cette toile intitulée 26 avril 1979 atteignait sans peine son estimation maximale.

Chu Teh-chun (1920-2014), 26 avril 1979, huile sur toile, 49,5 65 cm.
Adjugé : 121 000 

Pour 121 000 €, l’œuvre de Chu Teh-chun changeait de propriétaire, alors qu’elle avait été achetée directement à l’artiste par la mère de son dernier possesseur. On y retrouve le concept récurrent des principes fondamentaux du ying et du yang, ici matérialisé par le contraste entre deux masses colorées, l’une claire et l’autre sombre, qui semblent s’affronter, avant de fusionner… Loin de ses interrogations spirituelles contemporaines, le peintre romain Angelo Caroselli, qui vécut dans la première moitié du XVIIe siècle, signait une Vanité, sous la forme d’une femme satisfaite de l’image que lui renvoyait son miroir. Elle devait séduire un admirateur pour 61 831 €. Place aux pièces mobilières d’une grande diversité. On commençait par un salon en bois sculpté et doré d’époque Louis XVI, recouvert de tapisseries, et portant l’estampille de Denis Julienne, reçu maître le 31 juillet 1775 (7 139 €). Suivait une commode de port en acajou aux formes Louis XV, déménagée contre 6 655 €. Deux juke-box de la marque américaine Wurtlitzer, fondée en 1853, résonnaient à leur tour. Le premier, de modèle 1100 (n° 2102692), conçu par Paul Fuller en 1948, attirait 7 986 € ; le second, du modèle 1800, jouait pour 6 292 €.

mercredi 03 juillet 2019 - 09:30 - Catalogue
A.Blanchy | E.Lacombe - Bordeaux Chartrons - Bordeaux Enchères
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