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Échec et mat poétique par Ivan Babij

Publié le , par Philippe Dufour

Revendiquant un réalisme magique, l’œuvre du peintre ukrainien Ivan Babij compte un nombre grandissant d’admirateurs, séduits par son indéniable poésie, comme l’atteste cet excellent résultat.

Échec et mat poétique par Ivan Babij
Ivan Babij (1896-1974), Le Joueur d’échecs, huile sur toile signée, 51 65 cm.
Adjugé : 36 784 

36 784 €… La somme enregistrée par cette toile, signée Ivan Babij et mettant en scène Le Joueur d’échecs (51 65 cm), s’affiche comme un record pour l’artiste (source : Artnet). Le modèle a été si habilement saisi, qu’il instille une certaine hésitation dans l’esprit du spectateur : est-il en pleine réflexion quant à la stratégie à adopter, ou bien s’est-il tout simplement endormi sur son échiquier ? Né à Kharkov, alors dans l’Empire russe, Babij trouve son style dès le début des années 1920, avec un retour à un classicisme expressif que d’aucuns qualifient de «magique». Il se rattache alors à la «nouvelle objectivité» et participe aux grandes expositions consacrées à ce mouvement en Allemagne. En 1925, il s’installera à Paris, s’inscrivant davantage dans le mouvement art déco, à travers de nombreux nus féminins et d’élégants portraits… Dans cette dernière catégorie, il y avait aussi, attribué à Claude Arnulphi, le Portrait présumé de Marie Denise de Borély et de son fils Jean Paul Louis de Vento des Pennes (80 65 cm) ; ce tableau à l’esprit très dix-huitième, et dans son beau cadre d’origine avec armes d’alliance, devait être acquis 4 961 € par le musée du château Borély de Marseille. En revanche, la paire de tableaux attribuée à Joachim von Sandrart n’a pas trouvé preneur (voir l'article Une attribution à Joachim von Sandrart de la Gazette n° 42, page 150).

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